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NBA – Le salaire scandaleux de « l’équivalent » de LeBron en WNBA

LeBron James des Lakers et la star WNBA Sue Bird
(DR)

Depuis 2003, LeBron James marque au fer rouge l’histoire de la NBA, c’est un fait. Du côté de la WNBA, une autre grande carrière, très similaire à celle du King en plusieurs points, suscite la fureur ces derniers jours : celle de Sue Bird. En cause, l’énorme différence de salaire, à l’heure où les sociétés aspirent plus que jamais à l’égalité homme/femme. Le point en chiffres.

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Ce n’est un secret pour personne, pendant que la NBA brille sous le feu des projecteurs, son homologue féminine de la WNBA peine à se faire une vraie place médiatique. Pour souligner ce phénomène, on peut déjà comparer à titre informatif le nombre d’abonnés sur les comptes Twitter officiels : 32.7 millions pour la NBA, contre 670.000 pour la WNBA. Soit presque 50 fois moins.

Au-delà de l’influence dans les médias et sur les réseaux sociaux, une autre donnée suit logiquement la même tendance : les finances, le budget global de la ligue et des franchises. Par exemple, en 2020, le salary cap (total) des équipes NBA oscille entre 115 et 200 millions $, quand la plupart des franchises WNBA doivent se débrouiller avec plus ou moins 1 million $.

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Cette énorme différence, on la retrouve bien évidemment au niveau du salaire des athlètes… même chez les superstars. Et depuis plusieurs jours, c’est le cas de la légende du Seattle Storm Sue Bird qui fait parler. 40 ans, 17 saisons au compteur, 4 titres de champion : par la typologie de sa carrière et son statut dans la ligue, on peut la classifier d’une certaine manière comme « l’équivalent » de LeBron James en WNBA. Encore auréolée d’un titre la saison dernière, elle n’en finit d’ailleurs plus de grimper dans le débat de la GOAT.

Bref, dans le paysage NBA et WNBA, le King et la joueuse de Seattle jouissent d’une influence, d’un respect et d’une aura globalement similaires. Mais au moment de comparer leurs salaires respectifs via les chiffres de Hoops Nation, la différence est criante.



Sue Bird n’a touché que 215.000 dollars de salaires en 2020, contre 37.44 millions $ pour le King (soit 99% de moins). Des chiffres sans équivoque, qui font bien évidement réagir les défenseurs du sport professionnel féminin. Autre donnée marquante ? Le bonus pour avoir gagné le titre de champion en 2020. LeBron a glané 370.000 dollars en soulevant le trophée Larry O’Brien, contre un peu plus de 11.300 $ pour Sue Bird dans son championnat (soit 32 fois moins).

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D’un point de vue plus global, Sue Bird aurait une fortune personnelle estimée aux alentours des 8 millions de dollars, incluant ses salaires en WNBA et ses partenariats. LeBron James ? Il va passer le milliard de dollars en 2021, pour ainsi rejoindre les 4 seuls sportifs milliardaires au monde encore en activité. Et encore, ça, c’est « presque rien ». Parce que si l’on regarde du côté du grand patron all-time, Michael Jordan, c’est encore plus vertigineux – preuve avec le détail de ses finances en 2020.

Bien sûr, et c’est là l’argument principal de ceux qui justifient cet écart, la WNBA rapporte éminemment moins d’argent que la NBA, et comme dans tout business, les gains sont corroborés à l’argent généré. Imaginer les joueuses gagner autant que les joueurs est inconsidéré à ce stade, mais un tel écart à statut égal ? Quand on songe que le salaire mensuel moyen d’un joueur NBA en 2020 était de de 680.000 dollars et celui d’une joueuse WNBA de 5.600 dollars, difficile de ne pas sérieusement tiquer.

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Le constat est rude et sans appel : l’égalité salariale entre hommes et femmes dans le sport professionnel est encore une immense utopie. La comparaison entre les revenus de LeBron James et Sue Bird en atteste parfaitement. Time to change ?

LeBron James Los Angeles Lakers NBA 24/24 WNBA

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