NBA – Son cut aux 76ers, son passage éclair à NY : les grosses confessions de Vincent Poirier

Le joueur français Vincent Poirier, ici sous les couleurs de la franchise NBA des Philadelphia 76ers
Jim McIsaac

Membre du roster de Philadelphie depuis le début de la saison, Vincent Poirier a été victime de la trade deadline. Envoyé à New York, le pivot français a immédiatement été coupé par les Knicks. Quelques jours plus tard, il s’est exprimé sur sa situation avec une déception évidente dans les colonnes du Parisien.

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Outre Evan Fournier, auteur de débuts délicats sous le maillot des Celtics dans la nuit de lundi à mardi, un autre Français aurait pu faire ses premiers pas dans une nouvelle équipe NBA ces jours-ci. Cédé par les Sixers à quelques heures de la trade deadline, Vincent Poirier, lui, n’a cependant pas été conservé par New York.

Envoyé dans la Big Apple dans le cadre du transfert de George Hill à Philadelphie, le pivot de 27 ans n’a même pas eu l’occasion d’y poser ses valises. Coupé par Leon Rose et ses adjoints, il se retrouve donc sans contrat en vue de la fin de saison. Sujet d’une longue interview dans les colonnes du Parisien, il s’est tout d’abord confié sur les dessous de son trade.

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On venait d’arriver à Los Angeles pour disputer des matchs quand Elton Brand est venu m’annoncer qu’ils allaient m’envoyer aux Knicks et qu’il me remerciait de mon passage. J’ai juste au le temps de poster une photo avec Frank (Ntilikina), mais rapidement, mon agent m’a prévenu que les Knicks allaient sûrement me couper parce qu’ils n’avaient pas besoin d’un autre intérieur et que je n’avais pas le profil qu’ils cherchaient.

Visiblement enthousiaste à l’idée de retrouver son partenaire de sélection aux Knicks, Poirier a rapidement déchanté. Sans même avoir eu le temps de se projeter dans la rotation new-yorkaise, l’intérieur de l’équipe de France a donc appris son cut. Plus encore que cette mauvaise nouvelle, ce sont les conditions de son départ de Philly qui lui restent en travers de la gorge.

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J’aurais aimé que quelqu’un me dise : « On s’est trompé », « Tu ne peux pas jouer avec nous ». J’aime bien quand les choses sont cash, carrées. Le coach ne m’a même pas envoyé un message alors que je sais qu’il en a envoyé à d’autres. Je ne demande pas qu’il me fasse des compliments, mais juste un message pour me souhaiter bonne continuation.



On n’est pas de la marchandise, on reste des êtres humains. C’est un minimum d’envoyer un message, de dire que la situation était compliquée, mais merci pour ton professionnalisme. Un truc bidon, même s’il ne le pense pas vraiment…

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Remonté envers Doc Rivers, Poirier doit désormais traverser une situation inédite dans sa carrière. Jusqu’ici, il ne s’était en effet jamais retrouvé free agent en cours de saison. Son profil de 7 footer protecteur de cercle, et son expérience de 32 matchs disputés dans la ligue suffira-t-elle à convaincre d’autres dirigeants de lui donner sa chance ? De son côté, l’international tricolore espère simplement pouvoir se montrer en vue de l’été prochain.

J’ai dit à mon agent que ma priorité était de participer aux Jeux olympiques cet été, et qu’il me fallait des garanties de temps de jeu. J’ai déjà perdu trop de temps. Il faut trouver le meilleur endroit. Il y a deux ou trois pistes en NBA mais je n’en sais pas plus, c’est mon agent qui gère.

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Un retour dans le Vieux continent n’est par ailleurs pas à exclure pour le tricolore, qui enchaine les expériences navrantes en NBA. Difficile de voir une franchise lui donner le temps de jeu qu’il désire à l’heure actuelle. Après Boston, Oklahoma City, Philadelphie et New York, la prochaine destination où poser ses valises ne devrait-elle pas être en Europe ?

Passé de désillusion en désillusion à l’occasion de la trade deadline, Vincent Poirier se lance désormais dans une course contre-la-montre pour participer aux JO avec l’équipe de France. Son salut passera donc par une nouvelle aventure en NBA… ou ailleurs.

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