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NBA – Les Warriors, autopsie d’une descente aux enfers

Les joueurs NBA des Golden State Warriors, Draymond Green, Andre Wiggins, Stephen Curry, James Wiseman et Kelly Oubre Jr., tête basse face à la descente aux enfers empruntée par la franchise
Carlos Avila Gonzalez

D’outsiders affirmés pour le titre, les Warriors ont soudainement emprunté l’image d’une équipe capable de déplorer un retard de 61 points face à l’une des pires équipes du moment. Comment Steph Curry et sa bande ont-ils pu en arriver là ? Décryptage.

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Humiliant. Pour toutes les personnes impliquées.

La gêne des journalistes, presque embêtés devant la situation dans laquelle se trouve leur interlocuteur, tranchait nette avec les réponses cinglantes de Steve Kerr. Après avoir pris pendant des années un malin plaisir à s’amuser avec la presse, le coach des Warriors aborde depuis quelques mois cet exercice d’une manière bien moins joviale.

Son équipe des Warriors, symbole de réussite sur ses 5 premières années à la tête du banc, traverse une crise à l’intensité rare dans son ère contemporaine. En cause, les résultats de plus en plus désastreux de la franchise, ponctués par une ultime humiliation historique face à des Raptors à la confiance toute aussi bancale.

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Voir les partenaires de Stephen Curry, absent de la rencontre et toujours embêté par un coccyx endolori, concéder une défaite face aux 11èmes de la conférence Est, n’a rien d’une surprise cette saison. Là est l’un des premiers problèmes. Les voir accuser un retard de 61 points au tableau d’affichage, durant le 4ème quart-temps, face à un tel adversaire, en est un autre.

Ce dernier n’est cependant pas le plus grave. Après tout, les Clippers (32-18) ont su plus ou moins se relever de leur revers de 51 points contre Dallas en tout début de saison. Les Dubs, eux, affichent un bilan bien moins reluisant (23-26, 10èmes de la conférence Ouest), et commencent même à envisager avec crainte une fin de saison avant le début du tournoi de play-in.

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Là encore, ce scénario pourrait ne pas être synonyme de catastrophe pour d’autres franchises, comme le Thunder ou même les Grizzlies, actuels 9èmes. Là ou le bas blesse pour Golden State, c’est que les ambitions des dirigeants se voulaient beaucoup plus élevées. Suite à la déroute, Kent Bazemore le reconnaissait volontiers au micro de The Athletic.



On ne se voyait pas en-dessous d’une équipe du Top 3, Top 4 à l’Ouest.

Délirants, les Californiens ? Pas vraiment. À deux semaines de l’entame du training camp, ils pouvaient voir grand, avec les retours tant attendus de Steph Curry et Klay Thompson. Leur ciel s’est brusquement assombri, après l’annonce de la rupture du tendon d’Achille de l’arrière.

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L’horizon restait malgré tout assez claire, avec le recrutement si coûteux de Kelly Oubre Jr., ou encore la draft du prometteur James Wiseman. Ces belles prédispositions se sont confirmées ensuite, tandis que la franchise pointait au 6ème rang de la conférence au cours du mois de février (19-15). Depuis, c’est une pluie orageuse qui s’abat sur la Baie de San Francisco.

Vaincus à 11 reprises sur leurs 15 derniers matchs, les hommes de Steve Kerr se retrouvent au bord du précipice. Et les signaux qu’ils renvoient ne leur permettent pas de faire preuve d’optimisme. Curry touché, Draymond Green incapable de contribuer au scoring, Oubre perdu sur le terrain, Wiseman en régression… Les prévisions météo restent peu réjouissantes.

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Seule source d’enthousiasme, leurs concurrents pour la 10ème place font eux aussi du surplace. Avec un match d’avance sur les Kings, 11èmes, les Warriors gardent leur destin entre leurs mains. Attention cependant à ne pas le saborder comme cela est le cas ces dernières semaines, sous peine de traverser un été encore plus houleux.

Après une dernière saison de transition rapidement mise de côté, Golden State vit l’une des pages les plus noires de sa période récente. Reste à Steph Curry et ses coéquipiers 23 matchs pour inverser la tendance, et sauver un exercice on ne peut plus éloigné des attentes de la franchise.

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