Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Norman Powell pensait pouvoir poursuivre son aventure à Miami, mais le trade de Giannis Antetokounmpo a complètement changé l’équation financière du Heat. Son départ vers Chicago s’est alors imposé.
Après une saison 2025-26 réussie à Miami, Norman Powell s’attendait visiblement à rester en Floride. Devenu All-Star pour la première fois avec 21,7 points de moyenne, l’arrière voyait même d’un bon œil la possibilité d’évoluer aux côtés de Giannis Antetokounmpo si le Heat parvenait à attirer la superstar grecque.
Le problème est venu de la structure du trade. Selon Powell, l’arrivée de Bobby Portis dans le package envoyé par Milwaukee aurait pesé lourd sur la marge financière de Miami. Entre les règles du CBA, le hard cap et les salaires à absorber, le Heat n’aurait plus eu la flexibilité nécessaire pour le conserver.
Norman Powell accuse le trade de Giannis d’avoir changé son avenir
Powell a raconté qu’il se voyait encore revenir à Miami pendant une bonne partie de la saison, mais les choses ont vite changé. « On savait qu’ils voulaient Giannis. On entendait même des choses du genre : “Norm et Giannis, ça sonne vraiment bien.” Donc je pensais que c’était la direction prise. »
L’ancien joueur du Heat pense surtout que Milwaukee a imposé une contrainte supplémentaire dans les négociations. « On avait l’impression que leur position était : “Si vous voulez Giannis, vous devez prendre Bobby Portis.” Je pense que ça a joué avec les règles du CBA et le hard cap, avec l’argent envoyé et reçu. »
Powell reconnaît toutefois qu’il n’a pas eu accès à l’intégralité des discussions et qu’il peut se tromper sur certains détails. Il estime néanmoins que Miami aurait encore pu agir autrement, notamment en demandant à Andrew Wiggins de réduire son salaire ou en déplaçant Nikola Jović pour retrouver davantage de flexibilité.
Le Heat n’a finalement pas effectué les mouvements nécessaires, et Powell a signé deux ans pour 45 millions de dollars avec les Bulls. À ses yeux, son départ ne correspond donc pas à une simple volonté de quitter Miami, mais plutôt aux conséquences indirectes du gigantesque trade monté autour de Giannis.
