Par Rédaction | Sport
Russell Westbrook reçoit une pluie d’hommages depuis l’annonce de sa retraite. Mais Draymond Green supporte mal de voir certains fans le célébrer aujourd’hui après l’avoir critiqué pendant des années.
Au moment où Russell Westbrook quitte officiellement la NBA, beaucoup redécouvrent la violence des critiques qui ont accompagné la fin de sa carrière. Son tir, son style de jeu, son impact collectif ou encore son surnom de « Westbrick » ont régulièrement servi à le rabaisser bien au-delà des simples débats sportifs.
Draymond Green estime justement que ce changement de ton arrive beaucoup trop tard. À ses yeux, il y a quelque chose de profondément hypocrite à multiplier aujourd’hui les messages admiratifs sur Westbrook alors que le même joueur a dû encaisser une hostilité constante pendant une bonne partie de ses dernières saisons.
Draymond Green s’en prend aux fans après la retraite de Westbrook
Sur The Draymond Green Show, Green a d’abord résumé brutalement sa pensée. « Les fans de basket sont nuls. Et au passage, j’en suis un aussi, donc vous pouvez me mettre dans cette catégorie. Mais les fans de basket sont nuls. » Il vise surtout le traitement réservé à Westbrook ces dernières années.
L’intérieur des Warriors a rappelé tout ce que l’ancien MVP avait dû entendre. « Pendant les huit ou dix dernières années, tout ce qu’il a entendu, c’est qu’il était mauvais, qu’il ne savait pas shooter, qu’il gonflait ses stats et qu’il détruisait les équipes. » Des attaques qui, selon Green, finissent forcément par peser.
Il ne nie pas qu’un joueur professionnel apprend à encaisser ce type de pression, mais refuse l’idée que cela ne l’affecte pas. « Tu avances, tu te bats parce que c’est ce qu’on fait. Mais ça t’agace et ça te touche, ne vous y trompez pas. » Pour lui, Westbrook a simplement dû vivre avec ce bruit permanent.
Ce qui irrite surtout Green, c’est la brutalité du retournement une fois la retraite annoncée. Les mêmes discours deviennent soudain admiratifs, avec des regrets sur son départ et des hommages à son intensité. Sa question résume tout : pourquoi attendre qu’un joueur parte pour lui offrir le respect qu’on aurait pu lui montrer pendant qu’il jouait encore ?
