Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Mat Ishbia s’est bâti une réputation de propriétaire prêt à dépenser sans compter pour les Suns. Mais Brian Windhorst estime que les difficultés récentes de ses affaires personnelles pourraient finir par peser sur Phoenix.
Depuis son arrivée à la tête des Suns, Mat Ishbia n’a jamais hésité à prendre des risques financiers pour construire une équipe capable de jouer le titre. Cette agressivité s’est traduite par plusieurs mouvements majeurs, mais elle pourrait devenir plus difficile à maintenir si la situation de son entreprise continue de se dégrader.
Le sujet inquiète d’autant plus que Phoenix possède déjà une masse salariale particulièrement lourde. Avec plusieurs gros contrats et encore une partie du salaire de Bradley Beal à absorber, les Suns disposent de très peu de marge avant d’entrer dans une zone financière encore plus contraignante.
Brian Windhorst alerte sur les finances de Mat Ishbia
Dans The Hoop Collective, Windhorst a détaillé la situation. « L’entreprise de prêts immobiliers de Mat Ishbia est en mauvais état. Sa société a annoncé une perte de 500 millions de dollars sur le dernier trimestre, et l’action a chuté de 50 % la semaine dernière. »
L’analyste a surtout insisté sur l’ampleur de l’érosion récente de sa fortune. « Sur les sept derniers mois, le cours de son action a baissé de 70 %, et sa fortune personnelle a diminué de 3 milliards de dollars selon Forbes. Il reste évidemment très riche, mais c’est quelque chose qu’il faut garder à l’esprit. »
Le lien avec les Suns n’est pas direct, puisque la franchise et United Wholesale Mortgage sont deux entités différentes. Mais l’entreprise constitue une source majeure de la richesse d’Ishbia, au moment même où Phoenix se trouve déjà au-dessus du premier apron et doit gérer plusieurs contrats particulièrement coûteux.
Pour Windhorst, ce contexte ne signifie pas qu’Ishbia va soudainement fermer le robinet. Mais la combinaison entre ses difficultés financières personnelles et la lourdeur de la masse salariale des Suns mérite d’être surveillée. Jusqu’ici, le propriétaire a toujours dépensé sans hésiter ; la vraie question est désormais de savoir si cette philosophie restera inchangée.
