Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La question fiscale s’invite dans les négociations entre Karl-Anthony Towns et les Knicks. Jared Jeffries estime que jouer à New York réduit fortement la valeur réelle d’une grosse extension.
Les discussions autour de Karl-Anthony Towns restent compliquées à New York. L’intérieur est éligible à une prolongation de cinq ans et 276 millions de dollars, mais les Knicks chercheraient à rester autour de 200 millions afin de préserver leur flexibilité financière et d’éviter de franchir le second apron.
Ancien joueur de la franchise, Jared Jeffries pense que cet écart ne peut pas être analysé sans tenir compte de la fiscalité locale. Selon lui, accepter 200 millions à New York ne revient pas du tout au même que toucher une somme comparable dans un État sans impôt sur le revenu.
Jared Jeffries pointe le poids des taxes new-yorkaises
Jeffries résume son raisonnement : « Si tu es au Texas ou dans un État sans impôt sur le revenu, tu peux un peu jouer avec les chiffres. Mais quand on parle de dizaines de millions sur toute la durée du contrat, uniquement en impôts locaux, tu te fais écraser. Sur 200 millions, environ 26 millions partent déjà. »
Avec son estimation de 13 %, Jeffries considère donc qu’un contrat affiché à 200 millions équivaudrait plutôt à environ 174 millions avant même de tenir compte d’autres prélèvements potentiels. À ses yeux, cette différence justifie que Towns réclame davantage, même si la direction souhaite limiter sa masse salariale.
L’ancien Knick refuse surtout de présenter le joueur comme responsable du blocage. « Personne n’a tort ici. Le propriétaire peut faire ce qu’il veut, le joueur aussi. Mais il ne faut jamais diaboliser les joueurs quand ils réclament ce qu’ils ont gagné. Il est éligible au supermax. Si vous ne voulez pas le payer, très bien, mais lui n’est pas obligé de signer non plus. »
Le dossier reste donc autant financier que sportif. New York veut conserver une structure viable autour de son noyau champion, tandis que Towns peut légitimement chercher à maximiser un contrat pour lequel il est éligible. Tant que cet écart subsiste, la fiscalité locale restera un argument supplémentaire dans des négociations déjà particulièrement complexes.
