Comme tout bon compétiteur qui se respecte, Kobe Bryant ne refusait jamais un pari. Même avec 400 pompes en jeu, le Mamba se faisait un plaisir de faire perdre son adversaire, d’autant plus quand celui-ci était un journaliste. Le pauvre Elie Seckbach l’a appris à ses dépens.
Parmi les nombreux disciples que possédaient Michael Jordan, aucun n’a été aussi proche de dépasser le maître que Kobe Bryant. Alors qu’il n’était qu’un jeune espoir plutôt méconnu du grand public, le rookie des Lakers faisait déjà tout pour recevoir les conseils d’un mentor aussi prestigieux. Le principal était sans doute celui lié à l’esprit de compétition.
Durant l’ensemble de sa carrière, Vino a affiché un mental que rien ne pouvait ébranler, pas même la plus féroce des concurrences. S’il possédait déjà ce trait de caractère dans sa jeunesse, celui-ci n’a fait que croitre pendant ses 20 saisons dans la ligue. Il lui a en outre permis de réaliser bon nombre de ses performances exceptionnelles.
Mais comme MJ en son temps, sa volonté de relever n’importe quel challenge qui se mettait en travers de sa route ne se limitait pas aux parquets NBA. Habité par la volonté de réaliser l’impensable, Kobe ne refusait ainsi jamais un pari, aussi farfelu pouvait-il être. Lorsqu’un journaliste comme Elie Seckbach venait le défier, il ne risquait donc pas de la jouer petit bras.
Ancien rédacteur pour le Los Angeles Daily News, ce dernier a un jour parié avec le Mamba qu’il ne réussirait pas à inscrire un shoot du milieu du terrain… avec sa main gauche. S’il y parvenait, Seckbach devait alors réaliser 200 pompes. Un enjeu relativement faible, qui a pourtant motivé plus que jamais l’arrière.
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Kobe a bien évidemment rentré le tir, et a obligé le journaliste à faire ses pompes. Néanmoins, Seckbach, n’ayant pas assisté à la scène, a longuement tenté d’invalider cette réussite. Après 109 pompes plus ou moins valables, il a finalement obtenu gain de cause, Kobe acceptant de doubler la mise avec 10 tentatives de shoot.
S’il réussissait l’une de ses 10 tentatives, Seckbach devait alors faire 400 pompes. S’il échouait, le journaliste se tirait simplement d’affaire. C’était sans compter sur la Mamba Mentality du joueur des Lakers. Vous vous doutez de la suite : Swish. Seckbach n’avait alors plus qu’à pleurer sur son sort et s’échauffer pour les 291 répétitions qui lui restaient à faire.
Bien sûr, la morale de cette histoire pourrait se rapporter à l’esprit de compétition éternel de Kobe. Mais il ne faudrait pas oublier de mettre en avant ses deux tirs inscrits depuis le milieu de terrain avec la main gauche ! Comme il le racontait dans son livre « Mamba Mentality », il a toujours travailler son aisance avec sa mauvaise main, ne souhaitant pas avoir ne serait-ce qu’un seul point faible dans son jeu. Ce jusqu’au-bout-isme lui aura à cette occasion permis de mettre un journaliste au sol.
Leçon numéro 1 : ne jamais tester l’esprit compétitif de Kobe Bryant. Leçon numéro 2 : ne jamais doubler la mise d’un pari avec le Mamba. Le pauvre Elie Seckbach doit bien avoir appris de ses erreurs.
