Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les Finales NBA continuent de révéler de nouveaux défis pour Victor Wembanyama. Malgré ses statistiques impressionnantes, LeBron James estime que les Spurs disposent encore de plusieurs ajustements capables de rendre le Français encore plus difficile à contenir.
Après une série éprouvante remportée face au Thunder, San Antonio a retrouvé une opposition tout aussi physique contre New York. Victor Wembanyama a continué à produire des chiffres de très haut niveau, mais les deux premières rencontres des Finales ont montré que les Knicks étaient capables de perturber certaines de ses habitudes offensives et de compliquer son efficacité près du cercle.
Cette capacité de New York à imposer un combat permanent a attiré l’attention de LeBron James. Sur son podcast « Mind the Game », la star des Lakers a expliqué que San Antonio pouvait encore mieux exploiter les qualités uniques de son intérieur en modifiant certains détails de son utilisation offensive plutôt qu’en lui demandant simplement d’encaisser davantage les contacts.
LeBron James voit une solution pour libérer Victor Wembanyama
Selon LeBron, les Spurs doivent remettre davantage Wembanyama en mouvement afin d’éviter qu’il ne lutte constamment contre la densité physique des Knicks. « Ils doivent revenir à certaines choses, le placer dans les coins, utiliser des écrans pour le lancer en mouvement et enlever les défenseurs de son corps. » James estime également que les arbitres laissent davantage jouer pendant les Finales, ce qui rend les duels physiques encore plus difficiles.
Le quadruple champion NBA a détaillé sa vision plus en profondeur. « Ils doivent utiliser son athlétisme, lui permettre d’attraper et tirer ou d’attaquer vers le cercle. Il faut que les extérieurs posent les écrans afin d’éviter certains changements défensifs. » Il a notamment expliqué qu’il fallait éviter les défenseurs les plus solides de New York comme OG Anunoby ou Mikal Bridges.
Les deux premières rencontres ont confirmé que les Knicks possédaient plusieurs profils capables de compliquer la tâche du Français. Entre Josh Hart, Bridges, Mitchell Robinson ou Karl-Anthony Towns, New York a multiplié les contacts pour empêcher Wembanyama de s’installer dans ses positions préférées et l’obliger à jouer plus loin du panier.
Le Game 3 a néanmoins montré les effets de certains ajustements. Plus agressif près du cercle dès le premier quart-temps, Wembanyama a rapidement trouvé son rythme et a terminé avec 32 points, huit rebonds, six passes décisives, deux interceptions et trois contres. Une prestation qui a permis aux Spurs de relancer complètement cette finale avant le Game 4.
