Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Russell Westbrook vient de prendre sa retraite, et P.J. Tucker garde surtout le souvenir d’un adversaire impossible à affronter calmement. Leurs duels viraient presque systématiquement à l’affrontement.
Pendant 14 saisons en NBA, P.J. Tucker s’est bâti une réputation de défenseur dur, physique et incapable de reculer face aux stars adverses. Mais parmi tous les joueurs qu’il a dû contenir, Russell Westbrook occupait visiblement une place particulière en raison de son intensité permanente.
Tucker explique que leurs confrontations devenaient presque toujours électriques. Le tempérament des deux hommes, leur goût du contact et l’énergie avec laquelle Westbrook attaquait chaque possession transformaient régulièrement leurs matchs en véritables duels, parfois au point d’attirer l’attention des arbitres.
P.J. Tucker se souvient de ses duels avec Russell Westbrook
Tucker a résumé la situation avec humour. « Chaque fois que je jouais contre Russell Westbrook, soit je me faisais expulser, soit je prenais une faute technique. Tous les deux, on prenait une technique ou on se faisait expulser à chaque fois. » Il se souvient notamment de cette rivalité lors de ses années à Phoenix.
L’ancien joueur a aussi décrit le niveau d’intensité de Westbrook avant même l’entre-deux. « Russ, c’était autre chose. Avant le match, il frappait contre le panneau, il se parlait à lui-même. Il était sur une autre planète. » Pour Tucker, cette attitude annonçait déjà le type de soirée qui l’attendait.
Son rôle consistait ensuite à répondre physiquement. « Il sortait comme s’il était propulsé par un canon. Moi, j’étais l’’enforcer’ de l’autre côté, donc je choisissais mes moments en me disant que Russ devait voir les lumières. Tu savais qu’il allait attaquer le cercle comme un fou et essayer de dunker. »
Tucker n’était même pas toujours directement chargé de défendre Westbrook, puisqu’il pouvait avoir Kevin Durant comme mission principale. Mais il restait prêt à intervenir sur chaque pénétration. Avec le recul, il raconte ces affrontements avec beaucoup d’affection : la tension était réelle, mais elle reposait aussi sur le respect entre deux compétiteurs qui refusaient de céder.
