Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Victor Wembanyama représente déjà un défi à part pour Anthony Edwards. Après leur affrontement en playoffs, la star des Timberwolves reconnaît devoir complètement adapter son approche face au Français.
Lorsqu’il évoque les adversaires capables de lui poser les plus gros problèmes, Anthony Edwards pense aujourd’hui directement à Victor Wembanyama. Leur duel en demi-finales de Conférence Ouest a laissé une trace, puisque les Spurs avaient éliminé Minnesota en six matchs quelques mois auparavant.
Au-delà du résultat collectif, Edwards insiste surtout sur les contraintes physiques imposées par Wembanyama. La différence de taille et d’envergure l’oblige à modifier ses habitudes offensives, là où sa puissance et son explosivité lui permettent généralement de créer des avantages contre la majorité des défenseurs NBA.
Anthony Edwards doit « réfléchir plus » face à Victor Wembanyama
Interrogé sur le joueur qui lui pose actuellement le plus de problèmes, Edwards n’a pas hésité longtemps. « Pour l’instant, probablement Wemby. Je veux dire, il fait 2,26 m, donc je dois simplement trouver des moyens de le contourner. Je dois essayer d’être plus malin que lui parce qu’il est beaucoup plus grand que moi. »
Ce choix n’a rien d’anodin après leur confrontation récente en playoffs. San Antonio avait remporté la série face aux Timberwolves, offrant à Edwards l’un des défis les plus importants de sa jeune carrière. Wembanyama avait alors représenté un obstacle permanent près du cercle, capable de modifier les décisions offensives sans forcément avoir besoin de contrer chaque tentative.
Minnesota s’est depuis renforcé avec les arrivées de LaMelo Ball et Josh Green, tout en conservant Rudy Gobert et Jaden McDaniels autour d’Edwards. Ces changements devraient donner aux Wolves davantage de solutions face aux meilleures équipes de l’Ouest, mais les Spurs et Wembanyama restent forcément une référence après leur élimination de 2026.
Pour Edwards, la réponse passera donc autant par le talent que par l’adaptation. Sa déclaration montre surtout le respect qu’il accorde déjà à Wembanyama : face à un défenseur doté de dimensions aussi inhabituelles, attaquer plus fort ne suffit pas nécessairement. Il faut aussi trouver de nouvelles manières de penser chaque possession.
