Par Rédaction | Sport
Après sa retraite, Allen Iverson a traversé une période où sa consommation d’alcool avait pris des proportions inquiétantes. L’ancien MVP a raconté jusqu’où certaines habitudes pouvaient aller avant qu’un proche ne l’alerte.
La fin de sa carrière NBA avait profondément changé le quotidien d’Allen Iverson, notamment parce qu’il ne bénéficiait plus de l’activité physique permanente qui accompagnait les saisons. Dans ce nouveau rythme de vie, sa consommation de tequila avait fortement augmenté, au point de devenir une habitude coûteuse et très régulière.
Iverson affirme qu’il achetait parfois deux bouteilles de Don Julio tous les deux jours, soit environ 300 dollars à chaque fois. Lors de voyages ou de longues journées passées dans les casinos, les quantités pouvaient encore grimper, sans qu’il prenne réellement conscience de ce qu’il absorbait.
Allen Iverson raconte l’ampleur de sa consommation
L’ancien meneur explique : « Je buvais peut-être deux bouteilles de Don. J’en achetais probablement deux tous les deux jours. Elles coûtaient 150 dollars chacune, donc tu dépenses déjà 300 dollars comme ça. Tous les deux jours, ça fait 15 jours dans le mois à ce rythme. »
Les déplacements accentuaient encore le problème. « Quand on partait une semaine, c’était tous les jours. Dans un casino, tu ne comptes même plus. Tu peux rester là dix heures et ils continuent de remplir ton verre. Imagine combien tu peux en boire. Ça pouvait représenter quatre ou cinq bouteilles. »
Le déclic est notamment venu de son manager personnel, Gary Moore, qui lui a rappelé une évidence : son corps n’éliminait plus comme lorsqu’il jouait encore en NBA. Iverson raconte qu’après un épisode où il était malade, Moore lui avait fait comprendre que toute cette consommation s’accumulait désormais sans les entraînements quotidiens pour compenser.
Iverson reconnaît ainsi que certaines habitudes qu’il pouvait tolérer physiquement à 22 ans n’étaient plus compatibles avec sa vie après le basket. Son témoignage ne cherche pas à glorifier cette période, mais plutôt à montrer à quel point la transition après la retraite pouvait modifier ses repères et rendre beaucoup plus visibles les conséquences de sa consommation.

