Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Kevin Durant n’a pas apprécié qu’on insiste sur son faible volume de tirs après une victoire de Houston. Pour lui, les résultats collectifs comptent bien davantage que ses statistiques individuelles.
Face à Boston, Kevin Durant n’a tenté que six tirs, terminant avec 12 points, trois rebonds et trois passes. Une production inhabituellement discrète pour lui, mais qui n’a pas empêché les Rockets de contrôler la rencontre et de poursuivre leur excellent début de saison.
Interrogé après le match sur ce faible volume offensif, Durant a immédiatement contesté l’angle de la question. Le vétéran estime qu’il n’y a aucune raison de l’isoler lorsqu’une équipe gagne, surtout dans un collectif où plusieurs joueurs peuvent prendre davantage de responsabilités selon les soirées.
Kevin Durant recadre un journaliste après une question sur son faible volume de tirs
Le ton est rapidement monté lorsque Durant a répondu : « On a gagné le match. Pourquoi tu me pointes du doigt ? Jabari en avait mis 30 au match précédent et seulement 14 ce soir. Est-ce que tu vas parler de sa variété aussi ? Tu as une caméra uniquement sur moi ? On a gagné un match de basket. »
Lorsque le journaliste a précisé qu’il ne cherchait pas à le critiquer, Durant n’a pas vraiment changé de ton. « Si, c’est ce que tu fais. » Une réponse qui illustre une nouvelle fois sa volonté de recentrer le débat sur la performance collective plutôt que sur son propre nombre de tirs.
Cette saison, Durant accepte déjà un rôle légèrement différent. Son volume de tentatives est plus faible qu’à plusieurs périodes de sa carrière, mais son efficacité reste élevée. Houston dispose de suffisamment d’options offensives pour ne pas avoir besoin de le faire systématiquement monter à 20 ou 25 tirs.
Pour les Rockets, cette répartition semble fonctionner pour l’instant. Tant que les victoires s’enchaînent et que Durant reste aussi efficace, son faible volume ne constitue pas forcément un problème. Lui-même semble d’ailleurs parfaitement à l’aise avec cette idée, à condition que les discussions d’après-match ne transforment pas chaque soirée discrète en sujet individuel.

