NBA – « Et si on redraftait ? » : La Draft 2007

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Bienvenue dans notre rubrique : « Et si on redraftait ? » . Le concept est inspiré par celui du média HoopsHype mais reste, bien sûr, totalement adapté à notre vision. Le principe ? Il est simple. On reprend une draft NBA et on refait une sélection dans l’ordre qui serait le plus probable si elle devait avoir lieu aujourd’hui.

Les critères ? Ils sont larges, mais sont basés en priorité sur l’impact du joueur sur le jeu et sur la ligue, le niveau global de sa carrière, son niveau intrinsèque, sa longévité et sa régularité à travers les années. Pour les drafts suffisamment récentes, la marge de progression peut également entrer en compte. Pour les drafts où la majorité (ou tous) des joueurs sont à la retraite, ce sera les mêmes critères, mais avec évidemment un regard beaucoup plus globale sur l’entièreté d’une carrière et ses accomplissements. Par contre, l’ordre n’est absolument pas influencé par les équipes qui pickaient à l’époque, nos choix en sont totalement indépendants. Étant donné que procéder sur 60 choix sera rarement très pertinent, nous nous contenterons de simuler le 1er tour en s’attardant prioritairement sur le top 10.

Place aujourd’hui à la Draft 2007, pas la plus célèbre, mais très intéressante à reconstituer.

1. Kevin Durant (Position réelle : 2ème) / +1

Indiscutable première place pour Kevin Durant, qui au fil des années gagne des places au classement des meilleurs joueurs de l’histoire. Top 25 ? Top 20 ? Déjà Top 15 ? Chacun se fera sa propre idée. Mais à 30 ans, avec une vitrine à trophées qui s’est bien garnie dernièrement et qui ne demande qu’à s’étoffer, son classement est, quoi qu’il en soit, loin d’être arrêté. Il peut déjà être considéré comme l’un des attaquants les plus complets de l’histoire, et le statut de meilleur joueur de la ligue n’est pas loin de lui appartenir. En course pour être très probablement dans le Top 5 des meilleurs scoreurs de l’histoire à la fin de sa carrière, sa récente blessure va malheureusement le freiner quelque peu dans cette quête. Mais toujours bien placé pour dépasser un jour Kobe et Jordan au nombre de points, c’est le genre d’exploit qui le ferait évidemment intégrer les discussions les plus sérieuses.

2. Marc Gasol (Position réelle : 48ème) / +47

Quel coup pour un 48e choix de draft ! Échangé avec des broutilles contre son propre frère en 2008, le transfert fait alors polémique pour son manque d’équité. Mais voilà… 12 ans après, le plus jeune de la fratrie Gasol s’est accompli en un triple All-Star, meilleur défenseur de l’année et détenteur d’une sélection All-NBA First Team, explosant littéralement son potentiel maximal, et tout ça sous le même maillot. Avant d’aller chercher un titre dès sa première saison à Toronto. Chapeau !

3. Al Horford (Position réelle : 3ème) / 0

Double champion NCAA avec Florida, l’intérieur a répondu aux attentes en NBA. Sans pour autant devenir une superstar, il a su intégrer le gratin avec son profil de coéquipier modèle et de joueur de collectif par excellence. Gros défenseur et très bon facilitateur, capable aussi bien de faire le sale boulot que de porter une équipe sur son dos sur certains matchs, il s’est imposé comme l’un des intérieurs les plus polyvalents de son époque. Le Dominicain est aujourd’hui un quintuple All-Star. Et grâce à son style de jeu très académique, il peut espérer jouer jusqu’à un âge très avancé, lui qui a récemment fêté ses 33 ans. Ce qui lui promet des chiffres étoffés à la fin de sa carrière, et pourquoi pas un titre tout à fait envisageable. À Boston ou ailleurs, il mérite sa bague.

4. Mike Conley (Position réelle : 4ème) / 0

Tout comme Gasol, après avoir effectué toute sa carrière chez les Memphis Grizzlies, Mike Conley s’offre un nouveau défi qui, on l’espère lui réussira autant que son ex-coéquipier. Formant un duo de feu avec Greg Oden à la fac d’Ohio State, le meneur gaucher est arrivé avec de bien moins fortes attentes que son partenaire, mais a finalement réussi à faire bien mieux que lui. Si Oden s’est avéré être un des plus gros flops de l’histoire, Conley a pris son temps pour finalement entré dans le top à son poste. S’il n’a jamais été All-Star, il est souvent considéré comme le meilleur joueur en activité à ne jamais avoir eu droit à cette distinction. Un joueur impactant des deux côtés du terrain dont l’absence a souvent desservi son équipe.

5. Joakim Noah (Position réelle : 9ème) / +4

All-Star pour la seconde fois, Défenseur de l’année, All-NBA et All-Defensive First Team… Rien ne semblait pouvoir arriver à Joakim Noah en 2014. Au sommet avec les Bulls et dans la peau du meilleur pivot de la ligue, il était difficile d’imaginer la suite du parcours de Jooks. Malheureusement, entre blessures et échecs à répétition, l’ancien joueur de l’Équipe de France n’a jamais confirmé. Passé du sommet au bas de l’échelle en un rien de temps, Noah est aujourd’hui devenu un joueur beaucoup moins considéré malgré un comeback intéressant avec Memphis. Un prime excitant mais beaucoup trop court lui ayant offert une carrière solide mais à l’évolution assez frustrante.

6. Thaddeus Young (Position réelle : 12ème) / +6

Lorsqu’on parle de joueurs sous-estimés, Thad Young ne démérite jamais d’être cité. S’il n’est pas pour autant l’un des 5 meilleurs joueurs de l’histoire comme ses stats pourraient parfois nous le laisser croire, sa régularité au fil des saisons reste à saluer. En ayant évolué chez des Sixers post-Iverson, chez des Nets en reconstruction et chez des Pacers annoncés en perte de vitesse, il a tout de même réussi à disputer 8 campagnes de playoffs en 12 ans, avec un impact et un temps de jeu toujours au rendez-vous. Ça vous classe son importance au sein d’un effectif. Gaucher talentueux et coéquipier modèle prêt à tous les sacrifices, Young est sans aucun doute le profil de joueur qui aurait pu prétendre à un statut de All-Star s’il avait décidé de jouer pour ça. Mais c’est toujours l’équipe avant tout !

7. Wilson Chandler (Position réelle : 23ème) / +16

Wilson Chandler mérite d’être mentionné parmi les joueurs dont l’apport a souvent été sous-estimé durant sa carrière. Il faut dire que le natif de Michigan est arrivé en NBA dans une équipe des Knicks en ruine, ce qui n’a pas servi à mettre en avant ses bonnes performances. Puis, à Denver, ses absences pour blessures ont souvent rimé avec des Nuggets performants. Ce qui ne lui a pas servi non plus. Avec seulement trois campagnes de playoffs dans les pattes à 32 ans, l’ailier n’a peut-être pas eu la carrière qu’il méritait. Attaquant de qualité et défenseur plus qu’honnête, il aurait pu prétendre à beaucoup mieux. Désormais joueur d’expérience, il reste utile mais dans un rôle moindre avec les Clippers. Allez chercher une bague avec le statut de vétéran en sortie de banc en rejoignant un candidat au titre cet été ? Un plan qui pourrait fonctionner.

8. Marco Belinelli (Position réelle : 18ème) / +10

Shooteur d’élite, l’italien a fait d’envoyer des ficelles dans toutes les arènes de la ligue son métier et sa réputation n’est plus à faire. Il n’est pas le plus physique, ni le plus athlétique, ni le plus doué des joueurs, mais il a toujours su profiter de chaque occasion qui lui a été donnée, grâce à son adresse hors-pair. Que ce soit en tant que titulaire ou remplaçant, dans des équipes de haut ou de bas de tableau, Marco Belinelli a toujours su se mettre au diapason. Italien ayant inscrit le plus de paniers et de trois points dans l’histoire de la NBA, il n’est devancé que par Danilo Gallinari en nombre de points. Champion NBA en 2014, il participa au sublime parcours des San Antonio Spurs.

9. Jeff Green (Position réelle : 5ème) / -4

Lors de ses années à Boston, son coéquipier Kevin Garnett avait avancé qu’il deviendrait un Hall Of Famer. Force est de constater que Jeff Green a raté le coche. S’il a un talent énorme, il n’a jamais su passer le cap supérieur. Le bon joueur qu’il est n’est jamais devenu un « grand » joueur, et même plutôt un journeyman remplaçant de métier au fil des années. Voyant le Thunder atteindre les Finales en 2012 un an après son départ, il s’est ensuite mis en quête d’une bague avec les Cavaliers en 2018. Sans succès également. Ayant bénéficié d’un rôle à la hausse cette saison, un bon été des Wizards pourrait lui permettre de s’épanouir et totalement relancer sa carrière.

10. Arron Afflalo (Position réelle : 27ème) / +17

À Denver ou Orlando, Arron Afflalo a commencé par briller dans des équipes souvent en difficulté. Ayant terminé meilleur scoreur du Magic lors de ses deux premières saisons passées en Floride, son avenir semblait brillant. Malheureusement, il est échangé contre Evan Fournier à l’été 2014 et retrouve Denver, où il disputera une première moitié de saison marquée par les défaites, avant de rejoindre Portland où il disparaît de la rotation en playoffs. Depuis, le parcours est chaotique et l’ancien Piston est baladé d’équipe en équipe. Dommage pour ce two-way player qui aurait pu exploser avec un peu plus de stabilité ainsi que davantage de confiance de la part de ses coachs.

Mais aussi :

11. Corey Brewer (Position réelle : 7ème) / -4

12. Nick Young (Position réelle : 16ème) / +4

13. Aaron Brooks (Position réelle : 26ème) / +13

14. Jared Dudley (Position réelle : 22ème) / +12

15. Rodney Stuckey (Position réelle : 15ème) / 0

16. Carl Landry (Position réelle : 31ème) / +15

17. Tiago Splitter (Position réelle : 28ème) / +11

18. Glen Davis (Position réelle : 35ème) / +17

19. Ramon Sessions (Position réelle : 56ème) / +37

20. Spencer Hawes (Position réelle : 10ème) / -10

21. Jason Smith (Position réelle : 20ème) / -1

22. Brandan Wright (Position réelle : 8ème) / -14

23. Rudy Fernandez (Position réelle : 24ème) / +1

24. Al Thornton (Position réelle : 14ème) / -10

25. Josh McRoberts (Position réelle : 37ème) / +12

26. Yi Jianlian (Position réelle : 6ème) / -20

27. Daequan Cook (Position réelle : 21ème) / -6

28. Javaris Crittenton (Position réelle : 19ème) / -9

29. Aaron Gray (Position réelle : 49ème) / +20

30. Sean Williams (Position réelle : 17ème) / -13

Mentions : Greg Oden, Acie Law, Dominic McGuire, Julian Wright

Pour résumer :

La draft 2007 est une cuvée souvent décriée dû à l’échec de sa plus grande star de l’époque : Greg Oden. Annoncé comme le nouveau phénomène de la ligue, sa fragilité a finalement fait de lui l’un des plus gros bides de l’histoire, ne disputant que 105 matchs pros. Marc Gasol, à contrario, demeure l’un des plus gros steals de ces dernières années et intègre la deuxième place de notre « redraft ». En dehors de ça, le Top 5 est plutôt logique et sans grosse surprise. Un top 10 aux senteurs européennes avec Joakim Noah et Marco Belinelli qui accompagnent l’espagnol. Certains joueurs auraient pu viser plus haut, mais leurs carrières NBA écourtées les ont desservi. On pense à Tiago Splitter, Glen Davis ou Rudy Fernandez. Comme chaque draft, elle comporte son lot de grosses déceptions. Greg Oden bien sûr, mais aussi Yi Jianlian qui ne s’est jamais vraiment adapté au jeu NBA, Al Thornton le brillant soliste parti briller dans des championnats exotiques et Julian Wright, annoncé comme le renouveau des Hornets mais qui a finalement dû se résoudre à accomplir sa carrière en Europe.

Vous pouvez également retrouver les autres numéros de notre chronique « Et si on redraftait ? » :


La Draft 2001


La Draft 1998


La Draft 1996


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