Les fenêtres de qualifications pour la Coupe du Monde 2019 en Chine ont pris le 28 février dernier. Elles ont été vivement critiquées. Quel bilan doit-on en tirer ?

80 équipes nationales ont pris part aux éliminatoires pour la Coupe du Monde 2019. Elles étaient réparties dans quatre régions distinctes : Europe, Amérique, Afrique et Asie (comprenant l’Océanie). Les qualifications se sont étalées sur 6 fenêtres de 9 jours chacune, du 20 novembre 2017 au 28 février dernier. Nous connaissons désormais les 32 nations qui participeront au Mondial Chinois (du 31 août au 15 septembre prochain).

L’objectif premier de la FIBA, en mettant en place ces éliminatoires, était clair : permettre au public de voir son équipe nationale évoluer à domicile durant l’année. Les fans ont manifester leur intérêt et se sont empressés de remplir les salles aux quatre coins de la planète. Par exemple, pour le duel décisif entre la Russie et la Finlande lors de la dernière fenêtre, 7 180 spectateurs étaient présents au Molot Sports Hall, à Perm. Avec un succès 91 à 76, les Russes ont composté leur billet pour la Chine.

Une chose est vraiment regrettable : la non présence des joueurs NBA et Euroleague. Le calendrier des fenêtres internationales n’était en effet absolument pas compatible avec celui de ces deux championnats. Comment peut-on mettre en place des qualifications pour la Coupe du Monde en sachant que les meilleurs joueurs ne vont pas pouvoir y prendre part ? La source du problème est bien là.

Nando De Colo, Nicolas Batum, Evan Fournier ou encore Rudy Gobert n’ont donc pas pu aider l’EDF à se qualifier. On n’ira pas jusqu’à parler d' »Équipe de France F » comme l’a fait Tony Parker, mais il est vrai que les cadres n’étaient pas présents. La France n’était pas le seul pays dans ce cas-là. Les autres sélections étaient aussi amputées de leurs éléments majeurs.

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Si les tricolores sont parvenus à se qualifier pour le Mondial, d’autres belles nations basket ont en revanche échoué. La Slovénie, championne d’Europe en titre, ou la Croatie ne seront pas en Chine l’été prochain. Difficile d’envisager une Coupe du Monde sans Luka Doncic, le petit génie des Dallas Mavericks.

En l’absence des joueurs NBA et Euroleague, certains ont eu l’opportunité de porter les couleurs de leur pays pour la première fois. On pense par exemple à Amath M’Baye, qui était bloqué jusque là par la concurrence à son poste (Boris Diaw, Flo Piétrus…), et qui a honoré sa première sélection en Bleus fin novembre (18 points et 5 passes décisives).

De plus, les fenêtres internationales ont permis à certains joueurs de se mettre en valeur et de signer dans des clubs/championnats plus huppés. Le letton Dairis Bertans (le frère de Davis évoluant aux San Antonio Spurs), auteur d’un match solide contre la Slovénie (18 points, 5 rebonds et 4 passes), a ainsi réussi à décrocher un contrat NBA avec les New Orleans Pelicans.

Les Éliminatoires ont aussi un grand intérêt pour les jeunes joueurs. Les Français Théo Maledon ou Amine Noua ont ainsi pu se confronter à un autre basket que celui de la Jeep Élite. Ces matchs-ci sont très enrichissants pour eux et leur permet de poursuivre leurs progressions.

Les fenêtres internationales n’ont finalement pas que du mauvais. La formule doit néanmoins être révisée.

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A propos de l'auteur

Rédacteur sur le domaine France/Europe. Joueur, arbitre et grand passionné de Basket.