Joueur emblématique de sa génération, Allen Iverson était connu pour son handle et son mental. Mais comme tout le monde, il a vécu des moments de doutes. A l’image de son pire match en carrière, pour lequel il finissait en pleurs dans le vestiaire.

Nous sommes le 26 février 1997 à Phoenix. Allen Iverson n’est qu’un rookie mais possède déjà un niveau remarquable (plus de 23 points et 7 passes de moyenne depuis le début de la saison). Les Sixers s’alignent face aux Suns de Jason Kidd, Steve Nash (rookie) mais surtout de Kevin Johnson.

Au final, les Suns l’emporteront 104 à 111 dans un match qui sera la première grosse désillusion d’Allen Iverson, complètement dépassé avec 8 points à 20%, 6 passes et 4 pertes de balle en 30 minutes. Pour The Players Tribune, il est revenu sur sa réaction à l’issue de cette rencontre, qu’il n’a jamais oubliée :

« Je me souviens que j’étais un rookie et que personne ne m’avait jamais botté le cul avant. Pour de vrai, dans toute ma vie de basketteur. On a joué contre les Phoenix Suns et KJ (Kevin Johnson) m’a mis 39 points, 9 rebonds et 9 passes.

Et ce n’était pas grâce à ses capacités athlétiques ou quelque chose comme ça. Il était juste tellement plus intelligent que moi, il savait comment il fallait jouer dans cette ligue. Moi, j’étais comme un chiot. »

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« Je me souviens qu’après le match Mo Cheeks (coach adjoint aux Sixers à l’époque) m’a dit qu’un jour, moi aussi je poserais un 39-9-9 sur la tête de quelqu’un.

J’étais en train de pleurer dans mon vestiaire, je n’avais jamais été détruit comme ça. C’est quelque chose dont je me souviendrai toujours, mais ça m’a vraiment aidé dans mon développement personnel, et devenir le joueur que vous connaissez. »

Si la mémoire de The Answer semble lui jouer des tours, Kevin Johnson n’ayant pas réalisé exactement les statistiques annoncées (36 points, 3 rebonds et 8 passes), cela montre le traumatisme que ce match a causé chez le jeune Iverson.

Heureusement, le rookie saura rebondir assez rapidement et surtout proprement. Deux semaines plus tard, il posait un cross sur Michael Jordan qui restera à jamais dans toutes les têtes.

Morale de l’histoire ? La parole est au très sage Confucius : « La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute. »

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