NBA – L’anecdote surréaliste dans le vestiaire des Lakers du début des années 2000

Kobe Bryant Shaquille O'Neal
(DR)

En tant que coach des Bulls dans les ‘90s, et des Lakers dans les 2000’s, Phil Jackson reste logiquement comme l’un des plus grands entraineurs de l’histoire. Ses méthodes n’avaient pourtant rien d’orthodoxes, comme ont pu le révéler certains de ses anciens protégés à L.A.

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Shaquille O’Neal, Kobe Bryant, Glen Rice, Ron Harper, A.C. Green, Derek Fisher, Robert Horry, Rick Fox… L’effectif des Lakers au début des années 2000 avait sur le papier tous les ingrédients pour remporter le 1er titre du millénaire. Il nécessitait cependant un meneur d’hommes capable de tirer le maximum de tout le talent à sa disposition.

Une description qui correspondait parfaitement au profil de Phil Jackson. Après un an passé hors du circuit suite à la dernière danse des Bulls, le technicien accepte de prendre les rênes de la franchise Purple & Gold, impatiente d’offrir sa première bague en carrière au Shaq’. Force est de constater qu’il n’avait rien perdu de sa superbe.

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Il parvient ainsi à faire cohabiter le Big Diesel avec son jeune coéquipier ambitieux qu’était Kobe Bryant, et tire même la quintessence de son intérieur. Après une saison régulière des plus dominantes, où les Lakers terminent largement à la 1ère place de l’Ouest, celui-ci reçoit logiquement ce qui restera comme le seul trophée de MVP de sa carrière.

Mais pour obtenir une telle cohésion dans son groupe, et, quelques mois plus tard, le conduire jusqu’au titre, le Zen Master avait ses propres recettes. Beaucoup se basaient sur de la méditation, du yoga, voire même de la lecture. Ce focus sur la santé mentale de ses joueurs, pour lequel il était épaulé par son assistant George Mumford, a impressionné Kobe, qui n’en disait que du bien dans le livre de Rolan Lazenby, Showboat.

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C’était bien parce que ça donnait une chance aux gars de balancer tout ce qu’ils avaient sur le cœur. La hype, la pression… Je pense que ça leur fait du bien de parler de ça. Ça a beaucoup amélioré nos performances. Vraiment. Je suis surpris que les autres équipes ne fassent pas ce genre de choses. Bosser avec George nous permettait de régler des problèmes qui ne s’étaient même pas encore produits.



Aujourd’hui, cette méthode de coaching se veut légèrement plus répandue dans la ligue, et commence à être prônée par les joueurs eux-mêmes. Mais Jackson n’était pas seulement en avance sur son temps. Il était également un entraîneur complètement à part, qui a pu surprendre ses protégés de manière encore plus ubuesque.

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The Ringer, dans un article consacré aux mythes de cette saison historique, rapporte ainsi l’anecdote livrée par Robert Horry au sujet de son ancien supérieur. Il révèle qu’à l’occasion d’un déplacement à Sacramento, Jackson avait employé les services d’« une sorte de sage » pour purifier le vestiaire de l’équipe, à l’aide de croix placées devant le casier de chacun.

Tout le monde était là : « Qu’est ce que c’est que ce bordel ? » Je pense que c’est la seule chose que je ne vois pas un autre coach dans le monde entier capable de faire. Débarquer dans le vestiaire et essayer de faire fuir tous les démons. Il n’était pas votre coach traditionnel. Il avait ses excentricités et une certaine manière de gérer les choses, et il a dû apprendre à les appliquer avec nous. Donc c’était une sorte d’échange.

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L’histoire ne dit pas si la drôle de technique concernait la rencontre soldée par une défaite 91-103 en décembre 1999 sur le parquet des Kings, ou par un succès 90-89 en mars 2000. Quoi qu’il en soit, on imagine que tout le monde partagera le sentiment de Big Shot Rob’ : aucun autre coach n’aurait pu imaginer un tel rituel d’avant-match que Phil Jackson.

Les Lakers ’99-00 ont donc dû rapidement apprendre à appréhender les méthodes peu communes de leur nouvel entraîneur, et ont bien fait de s’y plier au vu de leurs résultats sur les mois suivants.

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