Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
James Harden continue de diviser malgré une carrière statistiquement immense. Pour Jamal Crawford, l’ancien MVP possède même l’un des parcours les plus difficiles à interpréter de l’histoire NBA à cause du contraste permanent entre saison régulière et playoffs.
Pendant près d’une décennie, Harden a dominé la NBA sous le maillot de Houston avec des moyennes historiques et une capacité offensive presque impossible à ralentir. Son step-back est devenu une arme emblématique et son influence sur le jeu moderne reste immense. Pourtant, malgré toutes ses performances individuelles, les critiques reviennent constamment au même point lorsqu’il est question des playoffs.
Même cette année, le débat a rapidement refait surface après les débuts compliqués de Cleveland face à Detroit. Harden reste capable d’enchaîner des matches brillants et des séquences où il disparaît complètement offensivement, ce qui continue d’alimenter les interrogations autour de son héritage et de sa place parmi les plus grands arrières de l’histoire récente de la NBA.
Jamal Crawford ne comprend toujours pas l’écart entre Harden et les playoffs
Crawford a justement expliqué ce sentiment partagé par beaucoup d’observateurs. « Il est impossible de nier ce qu’il faisait à son prime à Houston pendant les saisons régulières, sa domination, la façon dont il maîtrisait le jeu. Puis les playoffs arrivaient et les difficultés aussi, c’est pour ça que le contraste est aussi énorme », a résumé l’ancien scoreur NBA.
Le contraste statistique reste d’ailleurs frappant. Harden tournait à près de 30 points de moyenne pendant ses années à Houston et empilait les saisons à 50 victoires, mais ses chiffres baissaient régulièrement en playoffs. Crawford s’interroge même sur l’héritage réel du meneur en le comparant à Dwyane Wade et à son immense réussite en postseason.
Wade lui-même avait déjà tenté d’expliquer les difficultés récurrentes de Harden au printemps. « Ce que j’ai remarqué chez James, c’est qu’il devient parfois trop passif. C’est un créateur tellement fort qu’il cherche parfois davantage à mettre les autres en rythme plutôt qu’à imposer son propre jeu », analysait l’ancienne star du Heat.
Cette réputation continue encore aujourd’hui de suivre Harden malgré quelques bonnes performances récentes avec Cleveland. Après deux premiers matches compliqués contre Detroit, le meneur a répondu dans les rencontres suivantes, mais beaucoup attendent désormais de voir s’il pourra enfin maintenir ce niveau sur toute une campagne de playoffs et changer définitivement le regard porté sur sa carrière.
