Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Cela fait près de trois ans que l’affaire Pierre Palmade continue de secouer l’opinion publique française. Depuis le grave accident causé en février 2023 alors que l’humoriste était sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants, les témoignages et révélations s’accumulent autour de son passé et de son mode de vie. Dans ce contexte déjà chargé, de nouveaux récits issus de son entourage continuent d’éclairer, parfois brutalement, l’ampleur de ses dérives. Une ancienne proche a notamment accepté de raconter de l’intérieur ces soirées qui ont marqué sa descente aux enfers.
Dans le documentaire « Pierre Palmade, la descente aux enfers » diffusé sur W9 il y a quelques temps, une ancienne proche de l’humoriste, Andréa, aujourd’hui âgée de 24 ans, est revenue sur cette période qu’elle décrit comme un engrenage destructeur vécu au plus près de l’humoriste. Elle y détaille la manière dont sa relation avec Pierre Palmade s’est installée progressivement, jusqu’à devenir indissociable de leurs addictions respectives.
La jeune femme explique avoir rencontré l’humoriste pendant le confinement, avant de partager avec lui des années marquées par des allers-retours constants entre ruptures et rapprochements. Elle décrit également un fonctionnement très organisé autour de la consommation de substances, notamment lors des périodes où elle l’accompagnait en tournée ou au théâtre :
« C’était la première relation, qui a duré plusieurs années. Avec des temps de pause et des temps où l’on se voyait plusieurs fois. On était lié par ça, par la drogue. La drogue dure, très dure même. Quand il jouait dans une pièce, on allait ensemble dans sa loge. Il m’a dit : “Voilà, je te donne mon téléphone. Toi, tu t’occupes de faire venir la consommation à la loge”. On a fait ça des milliers de fois. »
Au-delà des coulisses des théâtres, la jeune femme évoque également les séjours dans la maison de campagne de Pierre Palmade, initialement pensée comme un lieu de repos mais qui, selon elle, se transformait régulièrement en espace de fêtes excessives. Elle décrit une organisation quasi systématique autour de la consommation, où l’alcool et les drogues occupaient une place centrale dès les premières heures sur place. Toujours dans le cadre du documentaire, elle raconte :
« De base, Pierre avait acheté cette maison pour se reposer, prendre du recul. Mais moi, à chaque fois que j’y suis allée, c’était pour faire la fête. On s’installe, on se pose, on prépare les doses et tout l’alcool. On met tout sur les tables, comme ça où qu’on aille on trouve de la drogue. »
Avec le recul, Andréa affirme avoir tenté à plusieurs reprises d’alerter l’humoriste sur sa consommation, décrivant une personnalité profondément différente selon son état. Elle dit avoir été témoin d’un homme tantôt brillant et attachant, tantôt totalement méconnaissable sous l’emprise des substances, au point de perdre tout contrôle. C’est dans ce contexte qu’elle livre un témoignage particulièrement dur sur son comportement :
« Moi, plusieurs fois, je lui avais dit de se reposer. Je lui ai dit qu’il allait le regretter. De base, Pierre c’est un diamant brut. Il est exceptionnel. Mais il est exceptionnel quand il est clean en fait. Lorsqu’il est drogué, il est juste timbré… »
Depuis ces événements, la jeune femme affirme avoir pris ses distances et tenté de se reconstruire loin de cet univers qu’elle décrit comme destructeur. Du côté de Pierre Palmade, la situation reste marquée par les conséquences judiciaires de l’accident et par la lutte contre ses addictions, dans un parcours encore très fragile. Ces nouveaux témoignages viennent ainsi s’ajouter à un dossier déjà lourd, qui continue d’alimenter les interrogations sur la chute de l’humoriste et sur les dérives qui ont jalonné sa vie.
