Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le départ de LeBron James a ouvert une nouvelle ère aux Lakers autour de Luka Doncic. Mais pour Colin Cowherd, la franchise a perdu bien plus qu’un simple leader sur le terrain.
À Los Angeles, Luka Doncic possède désormais les clés du projet sportif, avec Austin Reaves comme principal lieutenant. Sur le papier, les Lakers disposent toujours d’un noyau capable de rester compétitif, mais Colin Cowherd estime que l’impact du départ de LeBron dépasse largement les questions de basket.
Le consultant rappelle notamment que la présence de James avait apporté une forme de stabilité à une organisation qui sortait d’une longue période compliquée avant son arrivée. Même lorsque les résultats n’étaient pas parfaits, les Lakers conservaient une direction claire et une exposition incomparable autour de leur superstar.
Colin Cowherd estime que les Lakers ont perdu en attractivité
Sur son émission, Cowherd a résumé brutalement son idée. « Sans LeBron, les Lakers ne sont pas exactement Disneyland. C’est fascinant de voir à quel point LeBron représentait une force stabilisatrice pour cette franchise. » Pour lui, son départ a laissé un vide que Doncic ne peut pas immédiatement combler en dehors du terrain.
Cowherd rappelle aussi à quel point les Lakers étaient en difficulté avant l’arrivée de James. « Trois ans avant LeBron, ils avaient le pire bilan de la NBA. Et maintenant, deux mois après son départ, ils ont un nouveau propriétaire et un peu de chaos au sommet. » Une chronologie qu’il juge particulièrement révélatrice.
Il compare même la situation à ce qu’il s’était passé à Cleveland après les départs de LeBron. « Il a quitté Cleveland deux fois, et les deux fois ils se sont effondrés. Ils voulaient même qu’il revienne une troisième fois. » À ses yeux, James a toujours eu un effet structurant sur les franchises qu’il rejoignait.
Cowherd ne remet donc pas en cause la capacité de Doncic à porter les Lakers sportivement. Son point concerne surtout l’aura globale de l’organisation. Pour lui, remplacer les performances de LeBron est une chose ; remplacer son poids médiatique, commercial et institutionnel en est une autre, et Los Angeles pourrait mettre du temps à retrouver ce niveau d’attractivité.
