Par Rédaction | Sport
Brendan Haywood ne partage pas du tout l’idée que le MVP puisse peser davantage qu’un titre NBA dans l’héritage d’un joueur. Pour lui, James Harden illustre parfaitement pourquoi les bagues comptent autant.
Brendan Haywood a réagi aux récents propos de Tracy McGrady, qui estimait qu’un trophée de MVP pouvait avoir davantage de valeur qu’un titre NBA. L’ancien champion considère au contraire que le succès collectif reste un élément majeur lorsqu’il s’agit de situer les plus grandes stars dans l’histoire de la ligue.
Pour défendre son point de vue, Haywood s’appuie notamment sur James Harden. L’ancien MVP a connu un sommet individuel exceptionnel à Houston, avec plusieurs saisons parmi les meilleurs joueurs du monde, mais son absence de titre continue selon lui de le distinguer de légendes comme Kobe Bryant ou Dwyane Wade.
Brendan Haywood prend James Harden en exemple
Haywood a expliqué pourquoi les bagues restent, à ses yeux, essentielles dans ces comparaisons historiques. « Quand tu penses à Kobe, tu penses aux titres. Il n’a qu’un MVP. C’est comme ça qu’on différencie les places au Hall of Fame. C’est aussi pour ça qu’on ne parle pas de James Harden comme on parle de Kobe ou de D-Wade. Il n’a pas le même palmarès. »
Son argument vise surtout la manière dont McGrady formulait son raisonnement. Haywood estime qu’il n’est pas pertinent de comparer un joueur de niveau MVP à un membre secondaire d’une équipe championne pour diminuer la valeur d’une bague. Pour lui, la vraie comparaison doit se faire entre stars de stature similaire, où le succès en playoffs devient alors un critère supplémentaire.
Harden possède justement un CV individuel immense, avec un MVP et plusieurs campagnes terminées tout près du trophée, mais sans titre pour compléter l’ensemble. Kobe Bryant et Dwyane Wade, eux, ont associé leurs performances individuelles à des succès majeurs en playoffs, ce qui explique pourquoi Haywood considère que leur héritage reste différent.
Le débat dépasse donc largement Harden. Il oppose deux façons d’évaluer une carrière : privilégier le sommet individuel ou intégrer fortement les résultats collectifs dans la hiérarchie historique. Haywood a clairement choisi la seconde approche, et c’est précisément pour cette raison qu’il refuse de dissocier totalement les grands joueurs des titres qu’ils ont — ou non — remportés.
