NBA – Patrick Beverley justifie les échecs de James Harden en playoffs

James Harden, meneur des Clippers
Hoops Chef (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

James Harden traîne depuis longtemps une réputation de joueur moins performant lorsque la pression des playoffs augmente. Patrick Beverley refuse pourtant de parler simplement de « choke » et pointe surtout l’énorme charge offensive imposée à son ancien coéquipier.

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Patrick Beverley a joué plusieurs saisons avec James Harden à Houston et a vu de près le fonctionnement d’une attaque construite presque entièrement autour de lui. Pick-and-roll, isolation, création pour les autres et scoring : Harden devait constamment initier ou terminer les possessions, avec très peu de moments où l’équipe pouvait réellement fonctionner sans son intervention.

Pour Beverley, cette dépendance explique en grande partie pourquoi Harden semblait parfois manquer de fraîcheur dans les matchs 6 ou 7. L’ancien MVP arrivait à ces rencontres après des mois passés à porter une charge énorme, sans compter des minutes encore plus importantes une fois les playoffs commencés.

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Patrick Beverley explique les difficultés de James Harden en playoffs

Beverley résume le problème comme une question d’usure. « Si ton équipe t’utilise pour absolument tout, le pick-and-roll, l’isolation, la création, que ce soit pour faire marquer les autres ou pour scorer toi-même, et que tu fais ça toute la saison, dans quel état tu penses arriver en Game 6 ou en Game 7 ? »



L’ancien guard des Rockets estime donc que l’étiquette de joueur qui disparaît dans les grands moments oublie une partie essentielle du contexte. « C’est ce style de basket qui l’a placé dans cette situation. Et après on dit qu’il choke ? On lui demande de créer chaque action, chaque minute, chaque match. Il ne manque presque jamais de rencontres et il a toujours été en playoffs. »

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La période de Houston illustre parfaitement cette charge. Harden affichait alors l’un des taux d’utilisation les plus élevés de la ligue et jouait également davantage de minutes lorsque les séries commençaient. Cette accumulation n’efface pas ses difficultés dans certains matchs décisifs, mais Beverley considère qu’elle doit obligatoirement faire partie de leur analyse.

Les chiffres de Harden dans les Game 7 restent effectivement bien inférieurs à ses standards habituels, même lorsqu’il n’est plus le seul moteur offensif de son équipe. Beverley ne prétend donc pas que toutes ses contre-performances s’expliquent automatiquement par la fatigue, mais il refuse qu’elles soient réduites à un simple manque de mental sans tenir compte de la charge supportée pendant des années.

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