Il s’agit pour beaucoup des deux meilleures équipes de l’histoire : les Warriors et leur incroyable bilan de 73-9 (certes sans titre au bout), et le mythique 72-10 des Bulls de Jordan. Depuis plus de deux ans, le débat agite régulièrement la sphère basket, et nombreux sont ceux qui se demandent qui remporterait l’affrontement. On vous apporte des éléments de réponse.

Le site « WhatIfSports » propose la fonctionnalité assez géniale de pouvoir simuler n’importe quel match de l’histoire. Les Lakers de 1965 contre le Milwaukee actuel ? Pas de soucis. Les Pistons de 1988 contre les Spurs de 2005 ? Pas de problème. Tous les matchs peuvent devenir réalité à travers un complexe logiciel qui prend en compte les statistiques avancées de chaque joueur lors de la saison donnée pour que la simulation colle au plus près à ce que serait l’hypothétique réalité.

Ainsi, quoi de plus logique que de tenter de régler le fameux débat Bulls-Warriors. Nous avons simulé une série entière de playoffs, en partant du principe que les Warriors, du fait de leur meilleur bilan (73-9 contre 72-10), ont l’avantage du terrain. Le format utilisé est l’actuel, soit 2-2-1-1-1. On vous laisse découvrir ce que ça donne.

Game 1 : Warriors 104 – 97 Bulls

L’entame de la série est crispée, avec une défense âpre des deux côtés et des pourcentages au tir plutôt faibles. Dennis Rodman profite du small ball des Warriors pour faire une razzia au rebond, tandis que Michael Jordan frôle le triple-double (26-11-9). Insuffisant pour contrer l’armada offensive des Dubs. Stephen Curry finit meilleur marqueur de Golden State avec 25 points malgré une adresse très médiocre.

Game 2 : Warriors 101 – 106 Bulls

C’est le premier point tournant de la série : Chicago chipe l’avantage du terrain aux hommes de la baie derrière 33 unités et 6 interceptions (!) de MJ. 5 joueurs des Bulls scorent plus de 10 points, avec notamment Luc Longley et Steve Kerr qui sortent de la boite. Côté Warriors, Steph Curry cartonne (35 points, 7/11 de loin) mais le banc déçoit. Le foul trouble de Draymond Green n’a rien arrangé. Chicago rentre à la maison à 1 partout.

Game 3 : Bulls 92 – 95 Warriors

Piqué au vif, Golden State récupère d’emblée à Chicago son match perdu à la maison, et prend l’avantage dans la série (2-1). Menés 92-88 à 25 secondes du terme, les Bulls reviennent à 2 points par Jordan. Barnes redonne 4 points d’avance aux visiteurs depuis la ligne, avant que MJ ne fasse feu de nouveau à 12 secondes du terme (94-92). Steph Curry choke sur la ligne, ne mettant qu’un de ses lancers (95-92), et Luc Longley prend le rebond avec 8 secondes pour égaliser. Mais les Bulls ne parviennent pas à trouver un bon tir, et c’est le géant de Chicago qui se retrouve à prendre un tir casquette au buzzer. Terminé. Victoire Warriors.

Game 4 : Bulls 112 – 102 Warriors

Au pied du mur s’ils ne veulent pas laisser Golden State prendre une avance de 3-1 (certes rattrapable, on s’en souvient), les Bulls dominent le match de la tête et des épaules. Jordan plante 38 points, Rodman gobe 21 rebonds, et Scottie Pippen est en mode homme à tout faire (16-8-8-5). C’en est trop pour des Dubs éteints et pas dans leur assiette (8 turnovers pour le seul Curry).

Game 5 : Warriors 94 – 101 Bulls

Avec la série à 2-2, le match 5 s’avère forcément déterminant. A ce jeu-là, ce sont les Bulls qui sont les plus forts. Toujours portés par le GOAT (37 points) et Pippen, ils peuvent aussi compter sur la performance monstrueuse de Rodman sous le cercle. Le fantasque numéro 91 terrorise les Warriors dans la peinture, et capte 27 rebonds, à 7 prises de son record en carrière (34, contre Indiana en 1992). Limités par la défense au large de Pippen, Harper et Jordan, les Dubs n’inscrivent que 9 tirs primés, et ne peuvent pas s’appuyer sur une production suffisante de leur banc. Défaite, et 3-2 pour Chicago, qui se donne l’occasion de conclure à la maison.

Game 6 : Bulls 95 – 83 Warriors

Dans la plus pure tradition du Chicago de Phil Jackson, les Bulls répondent présents au moment opportun et s’appuient sur une défense hors-normes qui laisse les Warriors à moins de 40% au shoot. Impossible pour eux de rivaliser dans ce contexte. L’attaque des Bulls est équilibrée, avec 5 joueurs à deux unités, et les hommes en rouge s’adjugent la série 4-2. Michael Jordan est MVP.

Voilà à quoi ressemblerait une série de playoffs entre deux des meilleures équipes de l’histoire, avec donc, la victoire au bout pour Michael Jordan et les siens par 4 à 2. Et qu’en aurait-il été avec KD du côté des jaunes et bleus ? Ca pourrait bien être l’objet d’une nouvelle simulation dans les jours à venir…

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A propos de l'auteur

Rédacteur en chef Parlons Basket & Parlons NBA. Chez RMC de temps à autres. Le sang-froid de Larry Bird, le mental d'Olivier Giroud.