NBA – L’improbable foutoir autour du coach des Cavs

John Beilein et ses Cavaliers
Getty

La saison des Cavs est loin d’être un long fleuve tranquille. Entre défaites à la pelle et demande de transfert de Kevin Love, il y a du tumulte dans l’Ohio. Et ce n’est pas encore terminé.

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Il y a du grabuge à Cleveland. Embourbés dans une saison difficile, les Cavaliers traversent des zones de turbulence dernièrement. D’abord, il y a eu la demande de transfert agitée de Kevin Love, qui a fait comprendre à tout le monde qu’il voulait partir. Le vétéran semble totalement déconnecté du reste de ses coéquipiers, bien qu’il se soit excusé sur les réseaux sociaux.

Et ce n’est pas fini. Un autre « drame » est survenu cette semaine, cette fois-ci autour du coach de l’équipe, John Beilein. C’était hier, mercredi, lors d’une session vidéo du groupe. Alors qu’il faisait le point sur la rencontre (perdue) face aux Pistons d’un Sekou Doumbouya survolté, le head coach a employé des mots qu’il n’aurait pas forcément du prononcer.

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Comme le rapporte Woj, le coach de 66 ans expliquait à ses joueurs que durant une séquence précise du match, ils avaient arrêté de jouer comme « une bande de voyous », a bunch of thugs en anglais. Aux Etats-Unis, le mot « thug » est grandement assimilé à une connotation raciste, surtout auprès d’un public afro-américain, comme c’est le cas de la majorité des joueurs de l’effectif des Cavs.

Woj explique également que les joueurs ont quitté la session vidéo complètement déboussolés, comme sonnés par ce qu’ils venaient d’entendre. Alerté de « l’incident », le GM des Cavs, Koby Altman, est immédiatement venu voir son coach pour désamorcer la situation. Et Beilein s’est alors expliqué : il a simplement envoyé le mauvais terme.

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Je n’avais pas réalisé que je j’avais prononcé le mot « thug », mais mon staff m’a prévenu que je l’avais fait, donc c’était probablement le cas. J’ai voulu dire limaces (slugs), par rapport à la lenteur. On ne jouait pas à fond durant le match, et tout d’un coup c’était le cas. Je voulais le dire comme un compliment. C’est ce que j’ai voulu dire. J’ai déjà parlé à huit de mes joueurs, et ils me disent qu’ils comprennent.

Véridique ou pas, cette explication a au moins le mérite de calmer cette potentielle polémique avant qu’elle n’en devienne une. Difficile cependant d’imaginer que le coach des Cavaliers ait volontairement employé ce terme très limite en direction de ses propres joueurs. On mise sur de la maladresse.

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Beilein, signé l’été dernier pour une durée de 5 ans et fort d’une carrière de 40 ans en NCAA, a déjà montré quelques difficultés à s’adapter à son nouveau job depuis le début de la saison. En début d’exercice, ses joueurs se plaignaient de son traitement enfantin à leur encontre, avec notamment des systèmes nommés avec des noms… d’animaux.

Surtout, plus récemment, on peut mettre en lumière le pétage de câble de Kevin Love, qui expliquait, comme nous le disions plus haut, sur son compte Instagram que sa frustration n’était pas dirigée envers ses coéquipiers. Envers qui alors ? On ne vous fait pas un dessin.

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Les Cavaliers font parler d’eux ces derniers temps. Malheureusement, pas pour leurs exploits sur les parquets mais plutôt pour le vacarme ambiant qui règne dans leur organisation. Espérons pour John Beilein qu’il va réussir à garder la confiance de ses troupes.

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