Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Luka Doncic s’est imposé comme l’un des scoreurs les plus impressionnants de sa génération. Mais pour Jeff Teague, le meilleur James Harden restait encore plus difficile à contenir.
Avec sa taille, son contrôle du rythme et sa capacité à sanctionner aussi bien derrière l’arc qu’au cercle, Luka Doncic possède déjà un arsenal offensif extrêmement complet. Depuis plusieurs saisons, le Slovène porte des attaques entières et trouve des solutions même lorsque les défenses construisent leur plan spécifiquement pour le ralentir.
Jeff Teague reconnaît pleinement cette dimension, mais il place malgré tout le James Harden de ses meilleures années au-dessus. À ses yeux, l’ancien MVP possédait une capacité encore plus naturelle à manipuler les défenses et à provoquer exactement la réaction qu’il recherchait sur presque chaque possession.
Jeff Teague préfère le prime James Harden à Luka Doncic
Sur le Club 520 Podcast, Teague a résumé son avis assez simplement. « Je pense que James marquait plus facilement que Luka. Luka marque très facilement lui aussi, mais James arrivait à manipuler la défense beaucoup plus facilement. » Une nuance qui, selon lui, faisait toute la différence au plus haut niveau.
Le problème pour les défenseurs venait surtout du nombre limité de bonnes réponses possibles. « Il fallait le faire faute, sinon il allait pratiquement finir avec un lay-up ou prendre son step-back à trois points. On ne pouvait vraiment pas l’arrêter. » Harden imposait ainsi constamment un choix défavorable à son adversaire direct.
Teague souligne aussi un point commun évident entre les deux joueurs : leur domination du ballon. Harden comme Doncic construisent énormément de possessions à partir de leur lecture individuelle, mais l’ancien meneur estime que le premier trouvait encore plus vite le moyen de forcer la défense à se déséquilibrer.
La comparaison reste forcément prestigieuse pour Doncic, tant le prime Harden a représenté un sommet offensif en NBA. Teague ne minimise donc pas le niveau du Slovène ; il considère simplement qu’à son apogée, Harden possédait une facilité supérieure pour dicter les possessions et créer presque automatiquement une situation favorable.
