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Jérôme Moïso – Portrait du deuxième joueur français en NBA

Jérôme Moïso sous le maillot de l'équipe de France

Intérieur pétri de talent, passé par la NCAA, Jérôme Moïso n’a pas eu une carrière à la mesure des espérances placées en lui. Journeyman par excellence, le natif de Paris a évolué sur trois continents différents. Portrait complet du joueur, de ses débuts jusqu’à sa retraite, dans notre liste des joueurs français en NBA.

Parmi les premiers Français à fouler un parquet NBA, on retrouve Jérôme Moïso. Intérieur passé par l‘INSEP puis la NCAA, le Parisien a réalisé un véritable parcours de globetrotteur. Malheureusement, il ne parviendra pas réellement à s’imposer, qu’importe la destination de son périple.

Moïso : formation à l’INSEP, coups d’éclats en NCAA

Jérôme Moïso sous le maillotn de UCLA

Jérôme Moïso est né le 15 juin 1978 à Paris. Il grandit entre la capitale et la Guyane, où il se forge sa passion pour le basket-ball. Repéré très tôt, il intègre l’INSEP et réussi plusieurs coups d’éclats majeurs. Il participe aux championnats du monde junior, en 1995, et est élu meilleur pivot de sa génération. Puis, deux ans plus tard, il est le premier français de l’histoire à être invité au Nike Hoop Summit. Tony Parker, Nicolas Batum, Evan Fournier et Livio Jean-Charles suivront ses traces.

Suite à son parcours en France, l’intérieur décide de traverser l’Atlantique, pour continuer sa formation aux États-Unis. Après une année passée à apprendre l’anglais, Moïso intègre la très prestigieuse université de UCLA en 1998. Il passe deux saisons sous le maillot des Bruins, avec des moyennes de 12 points et 6.8 rebonds. Il évolue notamment aux côtés de Baron Davis, Earl Watson ou encore Matt Barnes. Après deux saisons en NCAA, Moïso décide de se présenter à la Draft.

2000 : Un lottery pick qui ne confirme pas

Jérôme Moïso sous le maillot des Celtics

Avec un potentiel reconnu par les scouts et deux bonnes saisons universitaire, Moïso attise les convoitises. Il est sélectionné par Boston, en 11eme position de la Draft 2000, devant notamment Michael Redd, Hedo Turkoglu ou encore Quentin Richardson. Trois ans après Tariq Abdul-Wahad et un an avant Tony Parker, il devient le deuxième français à intégrer la Grande Ligue.

Son année rookie est un échec : le Français ne dispute que 24 matchs, avec un temps de jeu famélique de 5.6 minutes en moyenne. Dès l’été suivant, les Celtics décident de ne pas renouveler l’expérience. D’abord échangé aux Sixers, le Parisien débute finalement la saison à Charlotte. En conflit avec son coach, Paul Silas, sa saison se résume à 15 petits matchs.  Cependant, le deuxième joueur NBA tricolore de l’histoire va enfin trouver sa place dans la rotation des Hornets, lors de la saison 2002-2003. Il dispute 51 matchs et tourne à 4 points et 3.5 rebonds de moyenne. Free agent après une participation remarquée aux playoffs, Moïso décide de s’engager avec les Raptors.

Malheureusement, il ne confirme pas les espoirs placés en lui. Sa première saison est à nouveau anecdotique, avec seulement 35 matchs joués. L’année suivante, après seulement huit matchs au Canada, le pivot est coupé. Il rebondit d’abord aux Nets, où il est conservé, le temps de deux contrats de 10 jours, pour seulement 8 matchs. Il tentera à nouveau sa chance avec Cleveland, qui le conserve pour deux contrats de 10 jours et seulement quatre matchs. À nouveau free-agent à l’issue de la saison 2004-2005, Moïso quitte pour de bon la NBA. Il ne rejouera plus jamais dans la Grande Ligue.

2006-2010 : Un tremplin en Italie, un palmarès en Espagne

Jérôme Moïso sous le maillot de Badalona

Après une saison 2005-2006 passée loin des terrains, Moïso se relance en août 2006, avec le Virtus Rome. Il ne joue que 7 matchs, avant de rejoindre le Fortituto Bologne, dès le mois de décembre. En 21 rencontres, il s’impose comme un joueur très solide, avec des moyennes de 6.2 points, 5.4 rebonds et 1.9 contres. Pourtant, il ne finit pas la saison en Italie. Juste avant le début des playoffs de Liga ACB, le Parisien signe au Real Madrid. En Espagne, son rôle est beaucoup plus limité (9.4 minutes par matchs), mais à la clé, Moïso soulève son premier titre collectif : le championnat d’Espagne.

Lors de la saison suivante, le pivot choisit de rester en terres ibériques. Il signe avec le Joventut Badalona et s’impose à nouveau comme une rotation solide. Il joue environ 20 minutes par matchs, et tourne à 7.6 points et 5.2 rebonds. Dans le même temps, il remporte la Coupe du Roi et la Coupe ULEB. Lors de l’intersaison, Moïso décide de tenter sa chance en Russie, au Khimki Moscou. Mais il ne reste que quelques mois (3 matchs) avant de repartir en Espagne, où il retrouve Badalona.

Enfin, en 2009-2010, Jérôme Moïso dispute à nouveau une saison complète en Liga ACB, avec le RETAbet Bilbao. En 45 matchs, il tourne à 7 points et 4.2 rebonds de moyenne.

2010-2013 : Une fin de carrière exotique

Jérôme Moïso après sa signature à Bilbao

À l’issue de sa saison à Bilbao, Jérôme Moïso part découvrir le troisième continent de sa carrière. Il rejoint les Jiangsu Dragons, et réalise la meilleure saison de sa carrière, avec 15.3 points et 11.6 rebonds de moyenne, lors de sa deuxième année. Fin 2011, retour en Europe, avec un passage rapide au Dnipro Dnipropetrovsk. Après seulement dix matchs joués, le Français quitte l’Ukraine. Il fera un ultime passage à Porto Rico, à l’hiver 2013, avant de finalement annoncer sa retraite sportive. Au total, le Parisien a connu 15 équipes en 13 ans.

Avec les Bleus, un Eurobasket sous le feu des projecteurs

Jérôme Moïso au tir, sous le maillot de l'équipe de France

Alors qu’il avait été remarqué en jeunes, notamment lors du championnat du monde junior en 1995, la carrière en équipe de France de Jérôme Moïso a rapidement tourné court. En six ans d’activité, le pivot ne compte que 32 sélections. Ses dernières capes datent ainsi de l’Euro 2003, où il fut pris pour cible par les journalistes, suite à l’échec des Bleus, qui terminent quatrièmes de la compétition. À ses côtés, on retrouve notamment Tariq Abdul-Wahad, Tony Parker, Boris Diaw, Florent Piétrus, Ronny Turiaf ou encore Laurent Foirest.

 

Intérieur très talentueux et plein de potentiel, Jérôme Moïso n’a jamais eu la carrière qu’il espérait. Pointé du doigt par ses coachs pour son manque d’investissement, le Français aura tout de même réalisé une longue carrière, et remporté plusieurs titres en Espagne.

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