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Boris Diaw – Portrait du joueur (Pro A, NBA) jusqu’à sa retraite

Boris Diaw sous le maillot des Spurs en NBA

Boris Diaw fait partie des plus grands noms de l’histoire du basket français. Arrivé en NBA en 2003, il peut se targuer d’une carrière longue de 14 ans dans la Grande Ligue, et d’un palmarès bien garni, tant au niveau individuel que collectif. Retour sur son parcours dans notre liste des joueurs français en NBA. 

Avec 14 ans d’expérience en NBA, un titre de MIP en 2006 et une bague de champion en 2014, Boris Diaw possède un joli palmarès outre-Atlantique. Joueur altruiste par excellence, le Français fait partie des meilleurs Bleus de l’histoire.

Boris Diaw  : Un héritage basket et des débuts remarqués

Ronny Turiaf, Boris Diaw et Tony Parker sous le maillot de l'INSEP

Né le 16 avril 1982 à Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise), Boris Diaw et le basket, c’est une question d’héritage. Sa mère, Élisabeth Riffiod, est la troisième joueuse la plus sélectionnée de l’histoire de l’équipe de France féminine. Son frère Martin et son demi-frère Paco sont également attirés par la balle orange. S’ils décident de tenter l’expérience NCAA, Babac préfère lui rester en France.

Adolescent, il tape très vite dans l’œil de différentes équipes, dont les jeunes de la JSA Bordeaux (1997-1998) qu’il rejoint brièvement. Il intègre ensuite l’INSEP en 1998 et continue à faire ses classes en Nationale 1. Meilleur joueur de son équipe durant deux saisons, il est convoité par la plupart des clubs de l’élite. Pour la saison 2000-2001, il choisit de rejoindre Pau-Orthez, demi-finaliste de Pro A la saison précédente.

2000-2003 : À Pau-Orthez, un trio doré

Boris Diaw au drive, sous le maillot de Pau-Orthez en Pro A

Au sein de l’effectif de l’Élan Béarnais, Boris Diaw forme un trio de choc avec Mickaël et Florent Piétrus. Les deux frères ont fait leurs débuts professionnels la saison précédente. Aux côtés de Babac, ils vont se révéler aux yeux du grand public. Avec un effectif bien équilibré entre jeunesse et expérience (Didier Gadou, Frédéric Fauthoux, Gheorghe Muresan), Pau-Orthez termine deuxième de la saison régulière (22 victoires et 8 défaites), puis va jusqu’au bout en playoffs, pour soulever le titre à l’issue d’une finale remportée en trois manches face à l’ASVEL.

La saison suivante marque les débuts européens de Diaw. Le Français dispute 6 matchs d’Euroleague et tourne à 7.7 points, 2.5 rebonds et 2 assists. En Pro A, Pau-Orthez continue de jouer les premiers rôles. Premiers de la saison régulière (24 victoires, 6 défaites), les hommes de Claude Bergeaud s’inclinent dans la revanche en finale face à l’ASVEL (2-0). Revanchards, Diaw et ses coéquipiers raflent tout en 2002-2003 : Pro A, Coupe de France et Semaine des As. Sur le plan individuel, avec des moyennes de 7.2 points, 5.2 rebonds, 4.1 assists et 1,4 steal, Diaw est élu MVP Français de la saison régulière.

Après trois saisons avec Pau-Orthez, le natif du Val d’Oise décide de se présenter à la Draft. Après s’être rétracté lors des deux saisons précédentes, Diaw figure au sein d’une des cuvées les plus denses de l’histoire : LeBron James, Carmelo Anthony, Dwyane Wade, Chris Bosh, Josh Howard, Chris Kaman, Kyle Korver, David West ou encore Mo Williams.

2003 : Débuts timides en NBA (Hawks), puis voyage à Phoenix

Boris Diaw face à Brandon Roy, sous le maillot des Phoenix Suns

Alors que son coéquipier Mickaël Piétrus est sélectionné en 11ème position par les Warriors, Diaw doit attendre la 21ème place pour entendre David Stern appeler son nom en NBA. C’est aux Hawks qu’il débarque. Lors de sa saison rookie, il tourne à 4.5 points, 4.5 rebonds et 2.4 assists en 25.3 minutes (76 matchs). Toutefois, Atlanta réalise une très mauvaise saison (28-54). En 2004-2005, c’est encore pire : les hommes de Mike Woodson terminent avec un bilan de 13-69, et Diaw voit son temps de jeu baisser drastiquement : 18.2 minutes par matchs. Pourtant, il score légèrement plus : 4.8 points, 2.6 rebonds et 2.3 assists. À l’été 2005, il est échangé avec deux futurs de Draft (qui deviendront Rajon Rondo et Robin Lopez) à Phoenix, contre Joe Johnson.

Son arrivée dans l’Arizona est synonyme d’explosion pour le Français. Sous la houlette de Mike D’Antoni, les Suns terminent deuxième de la conférence Ouest avec un bilan de 54-28. Mieux, avec des moyennes de 13.3 points, 6.9 rebonds et 6.2 assists, Diaw est élu Most Improved Player 2006. Titulaire lors de 70 de ses 81 matchs, le natif du Val d’Oise est l’un des maillons les plus importants de Phoenix, au même titre que Steve Nash ou Shawn Marion.

Malgré cette magnifique saison, le temps de jeu de Boris Diaw baisse progressivement lors des deux saisons suivantes. De 35.5 minutes par matchs en 2005-2006, il passe à 31.1 minutes en 2007, puis 28.1 minutes en 2008. Il perd également sa place dans le cinq lors de sa troisième saison aux Suns, qui continuent de truster les premières places de la conférence Ouest, sans concrétiser en playoffs. En 2008-2009, après 22 matchs, tous disputés en sortie de banc, avec un temps de jeu plus bas que jamais (24.5 minutes), Diaw est échangé avec Raja Bell et Sean Singletary à Charlotte, contre Jared Dudley et Jason Richardson.

2008-2016 : Charlotte Bobcats, puis San Antonio Spurs

Boris Diaw sous le maillot des San Antonio Spurs

Avec les Bobcats, Boris Diaw termine la saison 2009 en boulet de canon. 59 matchs, tous comme titulaire, et ses meilleures moyennes en carrière : 15.1 points, 5.9 rebonds et 4.9 rebonds. C’est malgré tout insuffisant pour qualifier Charlotte en playoffs. Les hommes de Larry Brown terminent avec un bilan de 35-47.

Complet, comme à son habitude, Diaw dispute deux saisons complètes en Caroline du Nord. Il tourne à 11.3 points, 5.1 rebonds et 4 assists de moyenne, et aide les Bobcats à se qualifier en playoffs lors de la saison 2009-2010. L’aventure se termine par un sweep au premier tour, contre le Magic de Dwight Howard. En 2011, Charlotte retombe dans ses travers et ne se qualifie pas pour la post-season. Finalement, après 37 matchs joués en 2011-2012, il est coupé par les Bobcats. Ce sont les Spurs qui sautent sur l’occasion. Diaw retrouve alors son grand ami Tony Parker dans le Texas.

Après 20 matchs en fin de saison, pour s’intégrer au collectif bien huilé des Spurs, Diaw se voit confier un rôle en sortie de banc par Gregg Popovich. Durant quatre saisons, il est un rouage essentiel dans le jeu des Texans. En 22.7 minutes de moyenne (311 matchs), il tourne à 7.5 points, 3.7 rebonds et 2.6 assists. Il retrouve également les playoffs de manière régulière. Après la désillusion en finale 2013, le Français remporte sa première bague de champion l’année suivante, avec un rôle très important en Finales : titulaire lors de 3 des 5 manches, il joue 35.2 minutes en moyenne, pour 6.2 points, 8.6 rebonds et 5.8 assists.

2016-2018 : Une dernière danse dans l’Utah, puis retour en Jeep Elite 

Boris Diaw avec les Levallois Metropolitans en Jeep Elite

L’aventure de Boris Diaw aux Spurs se terminent brutalement, début juillet 2016. Alors qu’il ne lui reste qu’un an de contrat, le Français est échangé à Utah, contre Olivier Hanlan, drafté un an plus tôt, mais envoyé s’aguerrir en Europe, au Zalgiris Kaunas puis à Le Mans. Pour ce qui sera sa dernière saison NBA, Diaw joue un rôle de mentor pour les jeunes intérieurs du Jazz, Rudy Gobert, Derrick Favors, Trey Lyles ou encore Jeff Withey. Sa contribution sur le parquet reste honorable : 4.6 points, 2.2 rebonds et 2.2 assists en 17.6 minutes. Mais à l’été 2017, il est coupé par la franchise.

Sans club, le natif du Val d’Oise décide de tirer un trait sur un retour en NBA, et rentre en France. Il signe en Jeep Elite avec Paris-Levallois pour une saison. Incontournable lors de ses 40 matchs, il tourne à 11.1 points, 6.5 rebonds et 4.9 assists. Sous les ordres de Frédéric Fauthoux, avec qui Diaw a évolué à ses débuts, les Métropolitains terminent avec un bilan de 16 victoires et 18 défaites qui ne leur permet pas de se qualifier en playoffs.

Diaw annonce finalement sa retraite le 6 septembre 2018. C’est une réelle pluie d’hommages qui se déverse alors sur le joueur, après 18 années derrière la balle orange. Si le monde du basket est en émoi, un nouveau projet attend désormais Babac : faire le tour du monde.

En équipe de France, un pilier même après la retraite

Boris Diaw sous le maillot de l'équipe de France

Sélectionné pour la première fois en 2002, Boris Diaw a été l’un des pilier de l’équipe de France tout au long de sa carrière. Lors de ses années à Pau-Orthez, l’ailier-fort reste une solution de remplacement. C’est à partir de 2004, après sa première saison NBA, que le natif du Val d’Oise deviendra indéboulonnable. C’est également à cette époque que la génération Tony Parker prend définitivement le pouvoir en Bleu. Aux côtés de Florent et Mickaël Piétrus, Mickaël Gelabale ou encore Ronny Turiaf, Diaw fera partie de la colonne vertébrale de l’équipe de France.

Capitaine à partir de 2006, Babac est de toutes les campagnes internationales et de tous les succès de l’équipe de France. Médaillé d’argent à l’Euro 2011, aux côtés de Nicolas Batum, Nando De Colo ou encore Joakim Noah, il soulève le trophée européen en 2013, aux côtés de Parker et Florent Piétrus. Il monte également sur la troisième marche du podium à la Coupe du Monde 2014, puis à l’Euro 2015.

Suite à sa retraite sportive, il intègre le staff de Vincent Collet.

Joueur très altruiste et apprécié par ses coéquipiers, Boris Diaw a connu du succès en NBA comme en équipe de France. Capitaine des Bleus pendant 12 ans, sa volonté de toujours représenter son pays, malgré de longues saisons NBA, en dit long sur l’implication de Babac pour le basket français.

Vous pouvez retrouver un reportage vidéo sur la carrière de Boris Diaw avec les Bleus.

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