Il laissait planer le doute depuis quelques mois, après avoir foulé une dernière fois les parquets avec l’équipe de France et Levallois. C’est désormais officiel, Boris Diaw prend sa retraite.


Comme à son habitude depuis 20 ans, Boris Diaw fait les choses bien. Très bien même. Avec ses deux amis d’enfance, Tony Parker et Ronny Turiaf, qui l’ont accompagné à de nombreuses reprises avec le maillot bleu, le président annonce officiellement la fin de son mandat. Sur un bateau, au milieu de la mer, il a choisi les vacances au basket. C’est par une vidéo sur son site, Bros Stories, qu’il s’est longuement exprimé sur son choix. 

Je m’étais dit à la fin de la saison que je me donnais jusqu’à la fin de l’été. Je me suis dit « je vais essayer de revoir ce que donnent les vacances, et si c’est bien, j’y reste ». Pour l’instant j’ai fait 2-3 petites semaines de vacances sur le bateau, pourquoi pas continuer ? Quand tu as vécu toutes ces choses là, tu as vécu tout ce que tu avais à vivre.

Malgré son attache au basket et à l’équipe de France, il a donc préféré s’arrêter sur une note assez symbolique à ses yeux : avoir égalé le record de sélections de sa mère. 

Le fait d’avoir égalé ma mère en nombre de sélections, ça a été une grande fierté. Depuis petit je pensais que c’était irréalisable. Mais d’un autre côté je n’ai pas envie de le dépasser. Je suis arrivé à 247. Par respect pour ce qu’elle a fait, pour toute sa carrière, je préfère m’arrêter à 247.


Comment en vouloir à l’un des plus grands joueurs de l’histoire du basket français, qui a toujours répondu présent lorsqu’il s’agissait de défendre son pays. Sa personnalité atypique en auront fait quelqu’un d’aimer par les fans, ici comme aux Etats-Unis, où le « Big Croissant » a régné durant 14 ans (1183 matchs NBA). Sa polyvalence, son sens du sacrifice, son altruisme et son leadership lui auront permis de s’imposer au plus haut niveau du basket mondial, où il aura remporté un titre aux côtés de son pote Tony Parker. Ils auront aussi à eux deux ramené de nombreuses médailles au basket Français, et notamment son premier titre européen en 2013 qui restera graver dans toutes les mémoires. Longtemps capitaine du navire Français, il va désormais tracer sa route dans son propre bateau. 

Si on est triste de te voir raccrocher les baskets, on est aussi heureux pour toi Boris. Heureux d’avoir eu le privilège de te voir jouer durant toutes ces années, mais aussi heureux de te voir épanoui et si calme à l’idée d’arrêter ta carrière de joueur. Si jamais dans les prochains mois ton chemin t’amène dans les locaux de Parlons Basket, on t’accueillera à bras ouverts. Bon vent, Boris.