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NBA – La terrible malédiction des joueurs cités par Booba

Booba, légende du rap français exilée à Miami, s’est soigneusement inspiré de la culture américaine pour bâtir sa carrière. Et ce jusque dans ses textes, où la NBA occupe une place importante. Malheureusement, pour les joueurs cités dans ses chansons, c’est un bien mauvais sort qui les attend. 

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Si Booba est constamment sollicité par les médias, la « malédiction » qui entoure sa musique est beaucoup moins connue. Installé à Miami depuis de longues années, le rappeur français a bâti son empire en Floride. Avec neuf albums et un business insatiable, il fait figure de véritable self-made man à l’américaine. Une inspiration continue que le rappeur puise d’ailleurs dans la culture outre-Atlantique, et plus particulièrement le basket.

Au total, dans sa carrière, celui qu’on surnomme le Duc de Boulogne a évoqué une dizaine de fois la NBA et ses joueurs dans ses textes. Sauf que, dans environ 50% des cas, les histoires se sont mal terminées pour la personne ou l’équipe pointée du doigt. Décryptage autour de 5 faits marquants.

1. Derrick Rose

Chicago est sur un nuage depuis 2008 et la Draft en première position de Derrick Rose. Le jeune meneur affiche dès sa saison rookie 16.8 points de moyenne et passe la barre des 20 dès l’exercice suivant. Dans sa troisième année, il tourne à 25 points par match. Mais la sanction tombe en avril 2012 : D-Rose se blesse lourdement au genou face aux Sixers, et manque l’intégralité de la saison suivante. Remis sur pieds, le meneur est enfin de retour sur les parquets le 29 octobre 2013. Tout semblait de nouveau au vert, jusqu’à ce que Booba n’intervienne…

Juillet 2013 : la punchline fatidique de Booba

Le 26 juillet 2013, le single Pirates sort pour son album Futur, et Booba cite Derrick Rose dans les lignes.

23, Chicago Bulls, testo de taureau, Derrick Rose

La malheureuse suite de l’histoire :

Si Derrick Rose est bien de retour sur les parquets en octobre 2013, il ne faudra attendre que dix matchs pour que le meneur rechute face à Portland. Le constat est encore rude : opération du ménisque droit et nouvelle saison out. Booba aurait sûrement préféré se taire pour son idole.

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2. Amar’e Stoudemire

Nous sommes en 2010. Les Knicks viennent de réaliser un énorme coup en récupérant l’un des joueurs les plus dominants de l’époque : Amar’e Stoudemire. Le pivot débarque à New York avec un salaire mirobolant et l’ambition d’écrabouiller soigneusement les défenses adverses. Bonne nouvelle : la première saison de Stoud est un régal. Il termine l’exercice 2010-2011 avec 25.3 points de moyenne, et confirme la mise des Knicks.

Novembre 2011 : la punchline fatidique de Booba

Dans son titre Gangster (Autopsie Vol. 4), Booba fait référence à l’incroyable puissance de Stoudemire au rebond et sa capacité à dominer dans la peinture.

Toujours dans la raquette, Amar’e Stoudemire

La malheureuse suite de l’histoire :

La punchline est glorieuse pour le Stoud, mais son destin à l’issue l’est beaucoup moins. Entre sa draft (2002) et l’année 2011, le pivot affichait une évolution croissante et n’a terminé que deux saisons en dessous des 20 points de moyenne (année rookie et année de son opération, 2005). Mais coïncidence ou non, il perd inéluctablement de sa prestance sur les terrains dès 2012 et sa citation dans le titre de Booba. En témoigne la chute de ses moyennes de points :

  • 25.3 points en 2011
  • 17.5 en 2012 (première saison après Booba)
  • 14.2 en 2013
  • 11.9 en 2014


… pour finalement terminer sa carrière à 5.8 points (2016). Entre 2014 et 2016, il tentera deux franchises pour se relancer, Dallas puis Miami, mais en vain. Booba l’avait tué.

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3. Carlos Boozer

Le 7 juillet 2010, les Bulls signent Carlos Boozer. Le joueur vient de passer deux saisons à Cleveland et six dans l’Utah. 117 kilos s’engagent alors dans la raquette de Chicago, au plus grand plaisir des fans. Mais malheureusement, Booba est encore une fois passé par là.

Octobre 2011 : la punchline fatidique de Booba

Le 1er octobre 2011, Booba sort le single Bakel City Gang qui sera également sur l’album Autopsie Vol. 4. C’est au début du troisième couplet que Carlos Boozer fait son apparition :

Rajoute des 0 pour qu’on conclue, barbu comme Carlos Boozer

La malheureuse suite de l’histoire :

C’est certainement le récit le moins « dramatique » parmi les joueurs, mais cette punchline enclenchera une fin de carrière en pente douce pour Boozer. Dès la saison suivant les propos de Booba (2011-2012), ses moyennes de points perdront plusieurs unités chaque année jusqu’à son retrait des parquets en 2015. Fin 2014, après 4 saisons à Chicago, il est d’ailleurs éjecté par le front office pour des apports jugés insuffisants. Son année supplémentaire aux Lakers se conclura par 11.8 points de moyenne, deuxième plus basse moyenne en carrière après sa saison rookie.

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4. Les Bulls

Les Bulls viennent de clôturer la saison 2016-2017 à l’équilibre, avec 41 victoires pour autant de défaites. Un bilan relativement proche de l’exercice précédent (42-40). Voilà donc maintenant deux saisons que Chicago se maintient sur la balance, pendant que du côté des Pistons, on vient de boucler 2016-2017 dans le négatif (37-45). Pour résumer : la franchise de Chicago est un peu meilleure que celle de Detroit à cette époque.

Décembre 2017 : la punchline fatidique de Booba

Le 1er décembre 2017, les Bulls et Pistons font une apparition dans le titre Bouyon du nouvel album de Booba, intitulé Trône. Le rappeur se vante alors d’être du côté de Chicago. Il fait évidemment référence à la rivalité historique entre les deux franchises à la fin des années 80, mais l’impact négatif se traduira dans le présent.

J’suis Chicago, t’es les Detroits Piston (sic), entre rat-pis nous agissons

La malheureuse suite de l’histoire :

Très simple à résumer : après les paroles de Booba, les Bulls ont sombré pendant que les Pistons se sont doucement redressés. Chicago signera même sa pire défaite de l’histoire à domicile le 8 décembre 2018.

  • Saison 2017-2018 : Chicago (27-55), Detroit (39-43)
  • Saison 2018-2019 : Chicago (22-60), Detroit (41-41)

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5. Michael Jordan et les Hornets

On termine ce dossier avec une dernière situation, plus légère, mais à noter tout de même. La victime est cette fois Michael Jordan, pour une malédiction qui se répercute sur sa franchise des Hornets.

Décembre 2017 : la punchline fatidique de Booba

Toujours dans son album Trône, sur le titre Ridin’, Booba parle de Michael Jordan.

Rail de CC sur ma euq-zer, j’suis MJ, 23, at the buzzer

La malheureuse suite de l’histoire :

Après Booba, les Hornets de Jordan terminent la saison 2017-2018 avec exactement le même bilan que l’exercice précédent : 36 victoires pour 46 défaites. La saison suivante, en 2018-2019, seulement 3 succès de plus (39-43). La progression semble désormais bien bridée pour les frelons, qui arborent un bilan de 9-16 au 9 décembre 2019.

Toutes les « malédictions » en NBA :

Les joueurs cités dans une chanson de Booba

Les joueurs en couple avec une Kardashian/Jenner

L’incroyable malédiction qui frappe la ville de Toronto

Le first pick de draft tous les 6 ans (dont Zion)

La malédiction du « 31 » chez les Warriors

Les joueurs sur la cover de NBA 2K

La pesante malédiction qui suit Chris Paul depuis 2005

A défaut de se battre avec Kaaris à l’aéroport d’Orly, Booba sait aussi faire tomber les joueurs américains sans même sortir les poings. Méfiance LeBron, méfiance Giannis.

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