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NBA – Zion Williamson brisera-t-il la malédiction des busts ?

NBA Draft Zion Williamson bust
(DR)

On connaissait la malédiction des seconds picks de draft, qui sont souvent des busts. Mais il existe sur les dernières décennies une autre série qui concerne les first picks. Zion Williamson semble bel et bien l’avoir brisée.

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« Il est dit que tous les 6 ans, le premier choix de draft est un bust »

Cette phrase résume bien la série qui est en cours depuis plus de 30 ans dans la ligue, et touche probablement à sa fin.

En 1983, Ralph Sampson était sélectionné par les Rockets avec le premier choix. Malgré une carrière minée par les blessures, le premier compère d’Hakeem Olajuwon dans la raquette de Houston a tout de même été rookie de l’Année, 4 fois All-Star de 1984 à 1987 (MVP en 1985), 2ème équipe All-NBA en 1985 et finalement intronisé au Hall of Fame.

Mais 6 ans après Ralph Sampson, en 1989, c’est à ce moment-là que notre prophétie noire commence : tous les first picks des drafts, à intervalle régulier de 6 ans, s’avéreront être des busts. Et devinez quoi ? La malédiction s’est retrouvée une nouvelle fois à l’épreuve en 2019, alors que Zion Williamson a été sélectionné en premier choix. Tour d’horizon.

1989 : Pervis Ellison (Sacramento Kings)

(DR)

Statistiques en carrière : 9.5 points (51.0% au tir), 6.7 rebonds, 1.5 passe, 0.6 interception, 1.6 contre
Nombre de saisons en NBA : 11 (474 matchs)
Meilleure saison : 1991-1992 : 20.0 points (53.9% au tir), 11.2 rebonds, 2.9 passes, 0.9 interception, 2.7 contres
Palmarès : Meilleure Progression 1992

Joueurs notables draftés après :

  • Sean Elliott (#3)
  • Glen Rice (#4)
  • Tim Hardaway (#14)
  • Shawn Kemp (#17)
  • Vlade Divac (#26)

Dans une draft où 8 des 10 premiers choix ont été catégorisés comme étant des busts, les Kings avaient une marge d’erreur assez grande. Quoiqu’il en soit, Pervis Ellison n’a jamais su répondre aux attentes. La faute à de nombreuses blessures qui ne lui ont pas permis d’exprimer son talent. Après des saisons 1991-1992 et 1992-1993 très bonnes, les problèmes physiques ont repris le dessus et Ellison n’a jamais pu revenir à son niveau.

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1995 : Joe Smith (Golden State Warriors)

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Statistiques en carrière : 10.9 points (45.5% au tir, 23.8% à 3-points), 6.4 rebonds, 1.6 passe, 0.6 interception, 0.8 contre
Nombre de saisons en NBA : 16 (1030 matchs)
Meilleure saison : 18.7 points (45.4% au tir, 26.1% à 3-points), 8.5 rebonds, 1.6 passe, 0.9 interception, 1.1 contre
Palmarès : 1ère All-Rookie 1996

Joueurs notables draftés après :

  • Antonio McDyess (#2)
  • Jerry Stackhouse (#3)
  • Rasheed Wallace (#4)
  • Kevin Garnett (#5)

Les Warriors n’ont pas vraiment eu de nez cette année-là en sélectionnant Joe Smith. Malgré deux premières saison prometteuses, il n’a jamais confirmé et son départ de Golden State au milieu de sa 3ème saison a été le point de départ d’une carrière de journeyman sans saveur. Smith a en effet joué pour 12 franchises dans sa carrière, en 16 saisons dans la ligue.

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2001 : Kwame Brown (Washington Wizards)

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Statistiques en carrière : 6.6 points (49.2% au tir), 5.5 rebonds, 0.9 passe, 0.5 interception, 0.6 contre
Nombre de saisons en NBA : 12 (607 matchs)
Meilleure saison : 2003-2004 10.9 points (48.9% au tir), 7.9 rebonds, 1.5 passe, 0.9 interception, 0.7 contre
Palmarès : néant

Joueurs notables draftés après :

  • Tyson Chandler (#2)
  • Pau Gasol (#3)
  • Joe Johnson (#10)
  • Zach Randolph (#19)
  • Tony Parker (#28)
  • Gilbert Arenas (#31)

À moins de s’appeler Kobe Bryant ou Kevin Garnett, pas facile de s’imposer directement en NBA quand on arrive directement du lycée. Kwame Brown en a fait les frais, et est considéré comme l’un des pires premiers choix de l’histoire. Pour l’anecdote, c’est Michael Jordan qui a insisté pour que les Wizards le sélectionnent. Autant dire qu’ils auraient mieux fait de ne pas l’écouter. Brown lui-même aurait dit au coach Doug Collins « Si vous me draftez, vous ne le regretterez pas. » Pas de chance, cela a sûrement procuré la sensation inverse aux Wizards.

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2007 : Greg Oden (Portland Trail Blazers)

Statistiques en carrière : 8.0 points (57.4% au tir), 6.2 rebonds, 0.5 passe, 0.4 interception, 1.2 contre
Nombre de saisons en NBA : 3 (105 matchs)
Meilleure saison : 2009-2010 : 11.1 points (60.5% au tir), 8.5 rebonds, 0.9 passe, 0.4 interception, 2.3 contres
Palmarès : néant

Joueurs notables draftés après :

Greg Oden est l’un des gros points d’interrogation de la NBA. Il rentre dans le groupe de busts qui ont vu leur carrière brisée par les blessures. Il a déjà manqué toute la saison 2007-2008 à cause d’une opération au genou droit, et son genou gauche a ensuite pris le relais en 2010, le mettant sur la touche pour 3 saisons complètes. Malgré tout, et comme Pervis Ellison, Oden a montré de quoi il était capable quand il était en bonne santé. Les Blazers auraient sans doute été bien différents si Oden avait pu jouer à son niveau.

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2013 : Anthony Bennett (Cleveland Cavaliers)

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Statistiques en carrière : 4.4 points (39.2% au tir, 26.1% à 3-points), 3.1 rebonds, 0.5 passe, 0.4 interception, 0.2 contre
Nombre de saisons en NBA : 4 (151 matchs)
Meilleure saison : 2014-2015 : 5.2 points (42.1% au tir, 30.4% à 3-points), 3.8 rebonds, 0.8 passe, 0.5 interception, 0.3 contre
Palmarès : néant

Joueurs notables draftés après :

Anthony Bennett est un candidat très sérieux au titre de pire premier choix de l’histoire. Choisi un peu à la surprise générale par les Cavs, il est certain qu’il n’aurait jamais dû être sélectionné aussi haut. Il n’était simplement pas au niveau NBA, allant même jusqu’à se faire couper par les Nets en 2016-2017, alors qu’ils étaient en pleine reconstruction et que n’importe qui aurait pu faire partie de l’équipe cette saison-là.

Il s’agit du dernier bust en date, même si sans la draft de Ralph Sampson en 1983, on aurait même pu faire remonter la liste jusqu’en 1977. Kent Benson avait été sélectionné par les Bucks en première position, mais n’a jamais répondu aux attentes. D’ailleurs, on s’en souvient uniquement pour s’être fait frapper par Kareem Abdul-Jabbar lors de son tout premier match NBA.

2019 : Zion Williamson ? (New Orleans Pelicans)

Zion Williamson tout sourire avec le maillot des Pelicans
SI.com (DR)

Statistiques au 10 mars 2020 : 23.6 points (58.9% au tir, 46.2% à 3-points), 6.8 rebonds, 2.2 passes, 0.8 interception

Vous l’aurez compris, Zion Williamson a une épée de Damoclès au-dessus de la tête au vu de cette malédiction. Mais jusqu’ici, tout va bien. Après une très longue absence qui a forcément inquiété en début de saison, le colosse a pris possession des parquets sans crainte de rien ni de personne, et a rapidement posé d’énormes feuilles de statistiques. Si la santé suit, il ne devrait pas y avoir de soucis pour l’ancien Dukie.

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Voir Zion Williamson devenir un bust semble assez improbable, mais il reste possible que les choses ne se passent pas comme prévues pour le néo-Pelican, notamment au niveau de son physique. Au point de briser sa carrière ? La série pourrait alors continuer jusqu’en 2025. Espérons de tout cœur que non.

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