NBA – Pourquoi Wilt n’a jamais été coach ? Son étrange réponse

Wilt Chamberlain sous le maillot des Lakers
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Avec 16 illustres saisons passées en NBA, on aurait pu penser que Wilt Chamberlain avait un avenir tout tracé en tant qu’entraineur. Il n’a finalement jamais emprunté cette casquette dans la ligue, et en dévoilait la principale raison en 1997.

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Au sortir de la saison 1972-73, sa 14ème dans la ligue, et à 36 ans, Wilt Chamberlain dispose d’une player option pour effectuer un dernier run avec les Lakers. Ces derniers sortent alors de Finales perdues 4-1 face aux Knicks, et semblent davantage sur la pente descendante qu’ascendante. Le pivot décide donc de tirer une croix sur sa période à L.A.

Ou tout du moins, en NBA. Il trouve ainsi un accord durant l’été ’73 avec la franchise ABA des San Diego Conquistadors, sous la forme d’un contrat joueur/coach. Les règles n’étant cependant pas les mêmes qu’aujourd’hui, il se voit interdit d’évoluer sous les couleurs de sa nouvelle équipe compte tenu de son année optionnelle chez les Lakers.

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Dès lors, the Stilt n’a plus qu’à axer son esprit autour d’une tâche : celle d’entraineur. À première vue, ses résultats de 37-47 sur la saison, et l’élimination de son groupe en demi-finales de la division Ouest, laissent entendre que cette reconversion avait tout d’une réussite. C’est sans compter sur son tempérament particulier.

Plutôt que de se focaliser sur son nouveau rôle, il délègue la plupart du temps ses fonctions à son coach adjoint, Stan Albeck. Incapable de se plier au quotidien rythmé qu’implique son statut, Wilt comprend rapidement qu’il n’est pas fait pour ce métier. Les problèmes financiers rencontrés par la ABA à l’issue de l’année le convainquent finalement de quitter son poste.

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Ce n’est donc pas par manque de compétences pour le métier qu’il a tiré un trait sur sa carrière de coach après une petite saison passée sur un banc, mais bien à cause de son manque de passion pour le job. Invité du Stern Show en 1997, il y révèlera l’autre raison qui l’a poussé à ne jamais retenter sa chance dans le milieu.



Ce n’est pas mon truc. C’est comme être dans une boîte et être incapable de faire le moindre mouvement parce que les joueurs d’aujourd’hui ont trop de pouvoir. Ils signent des contrats de 7, 8, 9, 10 ans, et vous devez composer avec eux parce qu’ils sont installés là.

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Bien évidemment, les rapports de force entre joueurs et coachs avaient grandement évolué entre son départ en retraite et la fin des années ’90. Les Bulls de Michael Jordan symbolisaient parfaitement ce changement, avec une superstar dont l’aura et l’influence dépassait déjà celle de son supérieur hiérarchique, Phil Jackson.

Il n’est pas difficile de deviner que, s’il en avait eu l’occasion, Chamberlain n’aura pas accepté la moindre offre de travail sur un banc NBA de nos jours. Certes, les contrats signés n’approchent plus des 7 ans évoquées dans sa déclaration, mais le pouvoir octroyé aux joueurs au détriment des dirigeants n’a fait que s’accroitre.

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De nos jours, l’échec d’une saison ou d’un projet dans son entièreté vont plus facilement être incombés à un entraineur qu’à ses joueurs majeurs, quelles que soient leurs performances sur la période en question. Une tendance qui nous aura donc privé d’assister aux prouesses d’une légende de la ligue sur le bord des parquets.

Plutôt que d’imiter certaines légendes NBA, et échouer dans sa reconversion en tant que coach, Wilt Chamberlain a vite compris que cette trajectoire n’était pas faite pour lui compte tenu de l’évolution de la ligue.

Déclarations NBA 24/24 Wilt Chamberlain

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