Le conseil cash de Michel-Édouard Leclerc pour les Français : « Moi je conseille au public de… »

Michel-Edouard Leclerc
BFM (DR)

Tandis que la France continue de vivre une sévère période d’inflation, qui a vu les prix de la plupart des produits exploser en magasin, Michel-Edouard Leclerc continue d’occuper l’espace médiatique. Véritable référence pour de nombreux consommateurs en raison de sa position de président d’une des plus grandes chaînes de magasins du pays, l’homme d’affaires de 71 ans a récemment évoqué la situation en toute franchise. Et les nouvelles ne sont pas si enjouées…

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« On se rapproche du but ». Tels sont les mots tout récents de Christine Lagarde, présidente de la Banque Centrale Européenne, qui estime enfin entrevoir un avenir plus radieux après de violents mois d’inflation. Un constat satisfaisant, certes, mais finalement surtout théorique. Car les Français n’ont qu’une question en tête : les prix qui n’ont cessé de grimper ces derniers mois vont-ils enfin baisser ?

L’inquiétante déclaration de Michel-Edouard Leclerc

A en croire Michel-Edouard Leclerc, la réponse est non. Il y a quelques jours, déjà, celui qui est à la tête de plus de 700 magasins affirmait haut et fort qu’il ne fallait pas s’attendre à une baisse significative du coût de la vie. Un postulat qu’il a conforté et expliqué au micro d’Europe 1, douchant ainsi les espoirs de nombreux Français…

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Journaliste : « Vous avez entendu votre concurrent et confrère Michel Biero, l’un des patrons de Lidl. Il dit qu’il n’y aura pas de septembre vert, et pas de baisse significative, tout court. Il ne faut pas s’attendre à revenir aux pris d’avant la crise inflationniste et d’avant la crise sanitaire. Vous partagez ce constat ? »



Leclerc : « Complètement. Je partage son analyse, d’autant qu’il s’agit d’un des bons concurrents sur le marché. Moi j’arrête de parler de hausse ou de baisse, je conseille au public d’aller dans les magasins, de comparer, et d’aller chez le moins cher. Aujourd’hui, la vraie lutte contre l’inflation se fait entre distributeurs. Nous, chez Leclerc, nous essayons d’être le moins cher. Nos concurrents sont Lidl, Intermarché, Système U.

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Dans les villes où ces enseignes sont présentes, ça bagarre bien. Il y a également un léger retour de Carrefour. (Les baisses) ne sont pas à la hauteur des 17% de hausse que les industriels ont pris, et qu’on retrouve dans la publication des bénéfices dans les grandes sociétés cotées et multinationales. C’est incroyable.

L’avis de l’homme d’affaires est clair. Pour lui, il s’agira davantage d’une stagnation des prix à un niveau très élevé, voire à de légères baisses ici et là, mais certainement pas à un retour à la normale. Par exemple, et pour prendre un exemple concret : si vous payiez vos tranches de jambon 2,50 euros avant l’inflation, et 4 euros désormais, vous pouvez peut-être espérer, au mieux, une descente à 3,80 euros. Faut-il s’en satisfaire ? Pas certain…

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Michel Edouard-Leclerc estime que les distributeurs ne seront pas prêts à baisser les prix dans des proportions significatives, ce qui leur permettra d’engranger des bénéfices majeurs au détriment des Français. Une situation problématique, tant et si bien que le patron de Leclerc a fait appel au gouvernement afin de légiférer à ce sujet. Affaire à suivre…

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