NBA – « Et si on redraftait ? » : La Draft 2012

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Bienvenue dans notre rubrique « Et si on redraftait ? » . Le concept est inspiré par celui du média HoopsHype mais reste, bien sûr, totalement adapté à notre vision. Le principe ? Il est simple. On reprend une draft NBA et on refait une sélection dans l’ordre qui serait le plus logique si elle devait avoir lieu aujourd’hui.

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Les critères ? Ils sont larges, mais sont basés en priorité sur l’impact du joueur sur le jeu et sur la ligue, le niveau global de sa carrière, son niveau intrinsèque, sa longévité et sa régularité à travers les années. Pour les drafts suffisamment récentes, la marge de progression peut également entrer en compte. Pour les drafts où la majorité (ou tous) des joueurs sont à la retraite, ce sera les mêmes critères, mais avec évidemment un regard beaucoup plus globale sur l’entièreté d’une carrière et ses accomplissements. Par contre, l’ordre n’est absolument pas influencé par les équipes qui pickaient à l’époque, nos choix en sont totalement indépendants. Étant donné que procéder sur 60 choix sera rarement très pertinent, nous nous contenterons de simuler le 1er tour en s’attardant prioritairement sur le Top 10.

Aujourd’hui place à la Draft 2012, qui s’est déroulée un 28 juin au Prudential Center de Newark.

1. Anthony Davis (Position réelle : 1er) / 0

Pour ce premier choix, rien ne bouge. Choisi par les Pelicans (alors Hornets) à sa sortie de Kentucky, Anthony Davis est bien devenu le joueur qui était attendu. Si ses blessures récurrentes ont quelque peu freiné sa carrière, le néo-Laker n’en reste pas moins le meilleur joueur de cette draft, aujourd’hui et sans doute encore dans dix ans.

2. Damian Lillard (Position réelle : 6ème) / +4

Joueur exceptionnel, Damian Lillard n’a pas grand chose à envier aux meilleurs meneurs de la ligue, comme il le dit si bien lui-même. Avec sa capacité à scorer avec facilité, à être présent dans les grands moments, ainsi que son esprit de compétiteur dont peu d’autres peuvent se vanter, il possède des qualités indispensables pour un leader. Souvent sous-estimé, il est devenu un All-Star en puissance grâce à son acharnement à le prouver match après match. Le genre de talent avec lequel on part à la guerre, et autour duquel on peut construire sur la durée.

3. Draymond Green (Position réelle : 35ème) / +32

De part son palmarès, son impact, son activité de tous les instants et sa capacité à tout-faire, Green mérite amplement sa place sur le podium. Si la draft 2012 devait avoir lieu aujourd’hui, il serait difficile de faire l’impasse sur un joueur de son calibre, peu flashy certes, mais sachant tout faire bien. La défense fait gagner des titres et il reste l’un des meilleurs au monde, voire de l’histoire dans ce registre. Le joueur des Warriors reste le joueur que tout coach rêverait d’avoir dans son équipe et un coéquipier idéal.

4. Bradley Beal (Position réelle : 3ème) / -1

Il perd une place par rapport à sa réelle position mais pas de quoi rougir vu le casting présent devant lui. Two-way player de grande qualité, Bradley Beal a prouvé en l’absence de John Wall qu’il était capable d’être bien plus qu’un lieutenant en proposant des performances digne d’un tout meilleurs à son poste. L’arrière n’est plus embêté par les blessures dernièrement et cela se ressent dans sa progression. À lui désormais de prouver qu’il est capable d’être la première option d’une équipe qui gagne pour passer encore un pallier !

5. Andre Drummond (Position réelle : 9ème) / +4

Parfois nonchalant ou paresseux, le pivot des Pistons reste un talent à part. Même si sa défense laisse à désirer, il est capable d’être un intimidateur fiable. De l’autre côté du terrain, il fait parler son sens du panier et sa qualité de passe non-négligeable pour un grand avec un tel profil. Et de surcroît, il est un des, si ce n’est LE rebondeur le plus qualifié de la ligue. Et lorsqu’on est le meilleur dans une discipline, tout en étant capable d’être très performant dans les autres, ça fait la différence. Avec de nombreux matchs à 20-20, des performances proches du five-by-five, et une ligne de stats jamais vues depuis plusieurs décennies, il a encore prouvé ces dernières années que lorsqu’il est à 100%, il fait partie du gratin. Bien encadré et en garnissant son palmarès, il peut avoir un potentiel de Hall Of Famer.

6. Khris Middleton (Position réelle : 39ème) / +33

Tout comme Draymond Green, Khris Middleton fait partie des gros steals de ces dernières saisons. Arrivé en NBA par la petite porte, il est désormais un joueur très respecté par ses adversaires et est même devenu All-Star pour la première fois cette année. Shooteur redoutable, il n’est pas qu’un simple scoreur mais se convertit de plus en plus dans un rôle all-around qui le rend dangereux dans toutes les situations. Le parfait pendant de Giannis Antetokounmpo.

7. Harrison Barnes (Position réelle : 7ème) / 0

HB a lui aussi passé les étapes avec succès depuis quelques années. Alors qu’il n’était qu’un role player à ses débuts, il est ensuite devenu le go-to-guy d’une franchise NBA du côté de Dallas. Avec peu de succès malheureusement, ce qui l’a emmené à être envoyé à Sacramento suite à l’explosion de Luka Doncic. Scoreur régulier et fort défenseur, il a tout de même en bonne partie justifié sa haute position à la draft. Il conserve sa place d’origine et s’impose comme le septième joueur le plus impactant de cette promo.

8. Evan Fournier (Position réelle : 20ème) / +12

La force d’Evan Fournier, c’est le progrès. Si notre frenchy n’est pas le plus flashy des joueurs, il est une valeur sûre au poste 2 et ses lignes de stats ne cessent de grimper saison après saison, malgré un petit coup de moins bien au scoring cette année. Un côté « montée en puissance » constant qui fait sa force et lui donne l’avantage sur des concurrents comme Dion Waiters et Austin Rivers. Ambitieux et de plus en plus clutch, à 26 ans, il n’a peut-être pas encore goûté à son prime.

9. Dion Waiters (Position réelle : 4ème) / -5

Sur son simple talent, Dion Waiters aurait pu se placer devant Evan Fournier. Mais son irrégularité et sa folie qui a tendance à parfois le desservir, ne sont pas des critères qui plaident en sa faveur. Néanmoins, l’ancien joueur du Thunder reste un scoreur de métier qui adore la pression des grands moments. Il ne sera probablement jamais une star mais c’est suffisant pour lui garantir une longue carrière. En tant que lieutenant, role player ou remplaçant de luxe tel un Jamal Crawford.

10. Jae Crowder (Position réelle : 34ème) / +24

Jae Crowder est donc le troisième joueur à intégrer notre Top 10 en ayant été choisi au deuxième tour. S’il ne présente pas forcément les attributs d’une option principale ou d’un joueur plein de promesses, l’ancien de Marquette a d’autres qualités. Joueur de devoir, leader vocal et assumant ses responsabilités, il mettra toujours tout son cœur à la tâche. Et c’est ce genre d’éléments de l’ombre qui font la différence entre une très bonne équipe et une excellente. En cas de redraft, Crowder serait, à coup sûr, très considéré. Beaucoup plus qu’il y a 6 ans.

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Mais aussi :

11. Will Barton (Position réelle : 40ème) / +29

12. Austin Rivers (Position réelle : 10ème) / -2

13. Jeremy Lamb (Position réelle : 12ème) / -1

14. John Henson (Position réelle : 14ème) / 0

15. Terrence Ross (Position réelle : 8ème) / -7

16. Michael Kidd-Gilchrist (Position réelle : 2ème) / -14

17. Mike Scott (Position réelle : 43ème) / +26

18. Maurice Harkless (Position réelle : 15ème) / -3

19. Terrence Jones (Position réelle : 18ème) / -1

20. Jared Sullinger (Position réelle : 21ème) / +1

21. Tyler Zeller (Position réelle : 17ème) / -4

22. Meyers Leonard (Position réelle : 11ème) / -11

23. Thomas Robinson (Position réelle : 5ème) / -18

24. Kyle O’Quinn (Position réelle : 49ème) / +25

25. Tomas Satoransky (Position réelle : 32ème) / +7

26. Festus Ezeli (Position réelle : 30ème) / +4

27. Miles Plumlee (Position réelle : 26ème) / -1

28. Tony Wroten (Position réelle : 25ème) / -3

29. Quincy Acy (Position réelle : 37ème) / +8

30. Andrew Nicholson (Position réelle : 19ème) / -11

Mentions : Kendall Marshall, Justin Hamilton, Darius Miller, Jeffery Taylor

Pour résumer :

Un classement qui nous permet de constater que la draft 2012 est une très belle cuvée, malgré le fait qu’elle ne soit pas énormément considérée. Et elle est loin d’avoir dit son dernier mot ! Elle possède une poignée de joueurs qui pourraient être des candidats crédibles au Hall Of Fame à la fin de leurs carrières respectives. Certains joueurs comme Henson, Ross, Lamb et dans une moindre mesure Fournier et Middleton ne semblent pas encore avoir atteints leur prime, et le classement pourrait donc nettement différer d’ici quelques années. D’autres, comme Sullinger ou Wroten payent leur « disparition » des parquets NBA. C’est également le cas de Festus Ezeli qui, malgré ses évidentes qualités, est actuellement dans l’incertitude totale avec une carrière entre parenthèses.

Vous pouvez également retrouver les autres numéros de notre chronique « Et si on redraftait ? » :


La Draft 2013


La Draft 2007


La Draft 2001


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