Il y a encore quelques années, seuls trois joueurs possédaient une no-trade clause au sein de la ligue. Cette pratique risque pourtant de se multiplier dans les années à venir.

Carmelo Anthony, LeBron James et Dirk Nowitzki. Il y a encore quelques années, ils n’étaient pas beaucoup à posséder le Graal : une no-trade clause. Cette petite option dans un contrat qui permettait à un joueur de poser un veto sur un trade. Melo s’en est frotté les mains l’an passé. Les Knicks ? Un peu moins.

Avec les nouvelles règles du CBA cependant, cette clause se retrouve plus souvent dans les contrats. Ron Baker chez les Knicks, Nikola Mirotic avec les Bulls (avant son trade), certains joueurs peuvent désormais avoir accès à cette clause automatiquement dans certains cas prévus. Elle n’est clairement plus un luxe, et ne devrait plus le redevenir.

Isaiah Thomas avec les Celtics, DeMar DeRozan avec les Raptors, l’histoire aurait bien été différente si ces deux joueurs possédaient une no-trade clause. La loyauté en NBA est désormais un mythe, pour ceux qui en doutaient encore. Les franchises font passer le côté business avant tout le reste, quitte à se séparer de joueurs très attachés et très impliqués au sein de la franchise. Isaiah a joué pour son équipe quelques jours après le décès de sa soeur, mais le départ de DeRozan est peut-être encore plus fort.

DeRozan était quelque part l’âme des dinosaures. Présent au sein de la franchise depuis de nombreuses années, très attaché à cette dernière mais surtout impliqué au sein de la communauté. DeRozan était vu comme un membre de la famille, le genre de joueur qu’on pensait ne jamais voir partir. Au final, l’arrière a été tradé pour un ailier qui ne souhaitait même pas venir dans le Canada. Ce trade devrait bien avoir de grosses répercussions dans le futur.

Si le marché 2018 se trouve être relativement calme, à cause du manque d’argent chez les franchises, l’été 2019 devrait changer la donne. Nombreuses sont les franchises à attendre un an avant de passer à l’action. Knicks, Nets, Lakers, il y aura du monde chez les franchises, mais également chez les agents libres. Mais ces derniers risquent de se montrer plus durs, et donc sur la fameuse présence de la no-trade clause.

Si cette dernière n’était pas souvent un frein dans les négociations, elle pourrait facilement le devenir à compter de la saison prochaine. Avec l’épisode Thomas, mais surtout DeRozan, les joueurs vont se montrer plus prudents, et plus prévoyants. Tout le monde l’a compris, la NBA est un business et afin de contrôler leur destin, certains joueurs voudront cette clause dans leur contrat. Il y a encore quelques années, ils n’étaient donc que trois à la posséder, ce chiffre devrait sensiblement augmenter à partir de l’été 2019.

L’échange de DeMar DeRozan est venu piquer au vif tout le monde. Oui, même les Raptors ont trouvé la force d’échanger DeRozan, un joueur pourtant si apprécié. Ne vous étonnez donc pas de voir beaucoup d’agents libres demander la présence de cette clause dans les futurs contrats. Après tout, ils tiennent à contrôler leur destin et leur destination.

En 2019, la no-trade clause ne sera donc probablement plus un luxe. Le cas DeMar DeRozan va servir à beaucoup de monde chez les joueurs, et y compris pour lui. Vous êtes prévenus.