Les pionniers de Portland effectue un début de saison de feu avec un 16-3 et des victoires contre les plus grosses équipes de l’Ouest mais aussi de l’Est.

Nico Batum après la victoire face à Indiana

Rip City en reconstruction

La franchise de l’Oregon a connu la gloire dans les années 70, avec un titre lors de la saison 76-77, seulement 7 ans après son entrée en NBA. La suite a parfois été plus laborieuse et parfois heureuse avec notamment les années 90 qui a permis à l’équipe de Portland de jouer deux finales NBA, les deux perdues, une fois contre les Pistons et l’autre contre les Bulls de Chicago. A ce moment, les Blazers étaient portés par Clyde Drexler, encore aujourd’hui meilleur marqueur de l’histoire de la franchise.

Depuis ces finales, plus rien. En 2004, Portland n’atteint pas les PO après 21 participations d’affilée, un record en NBA.S’en suit 3 années de difficultés et la franchise de l’Oregon ne fait plus partie des équipes favorites dans l’enfer de la conférence Ouest. Les dirigeants décide de faire le ménage et de reconstruire sur des joueurs jeunes grâce à des bonnes positions de draft. Ainsi, Zach Randolph, Brandon Roy, Greg Oden, LaMarcus Aldridge  (suite à un échange avec Chicago) ou encore le récent champion d’Europe Nicolas Batum sont passés par Rip City ou y sont encore.

Portland, quand le destin s’en mêle

Les Blazers ont bénéficié plusieurs fois de très bons choix de draft.. qui se sont quasiment tous retournés contre la franchise. Par malchance, le plus souvent mais aussi à cause de mauvais choix.

La franchise a d’abord raté le coup du siècle en NBA, au profit d’une équipe qui les battra lors des Finals 92. En effet, les Chicago Bulls de Michael Jordan auraient pu voir leur destin changer si les Blazers avaient choisi MJ23 lors du 2ème choix de draft en 1984 au profit de Sam Bowie qui a longtemps été blessé.

En 2001, l’équipe drafte Zach Randolph qui deviendra en 2004 le MIP de la saison avant de le laisser, en 2007, partir d’abord chez les Knicks puis il fera les beaux jours dans la raquette de Memphis avec Marc Gasol.

Puis il y aura Brandon Roy drafté par Minnesota et directement échangé pour venir à Portland. Il effectuera 4 belles saisons dans l’Oregon avant d’annoncer sa retraite sportive à cause de problèmes de genoux, à 27 ans. Encore aujourd’hui, certains estiment qu’il était l’un des plus grands potentiels de la ligue.

Autre gâchis : Greg Oden en 2007, le premier choix de la draft de l’année, il aura joué sous les couleurs des Blazers durant 82 matchs… en 4 saisons à cause de blessures diverses aux genoux.

Malgré ces coups du destin, Portland se relève lors de ces deux dernières années, notamment grâce à Damian Lillard mais aussi de LaMarcus Aldridge qui portent l’équipe à bout de bras. Bien que les PO aient échappé à Rip City la saison dernière.

A l’Ouest, enfin du nouveau

Pour la saison 2013-2014, l’équipe de l’Oregon a de plus grandes ambitions et ça se voit dans les résultats. En effet, la franchise a gagné 17 de ses 21 matchs. Et pas contre n’importe qui. Denver, San Antonio, Chicago, Golden State, Indiana et enfin le Thunder d’OKC hier soir. Ce sont au moins 3 prétendants au titre NBA et 3 autres équipes qui seront sûrement présentes en PO.

Grâce à ce début réussi, Portland se place en tête de la conférence Ouest et pourrait jouer les troubles-fêtes dans cette conférence très relevée et pourrait donc évincer les Lakers de Kobe ou encore Memphis et Minnesota. Si les Blazers sont aussi bien placés c’est en grande partie grâce à leur leader offensif : LaMarcus Aldridge qui cumule 23.1 pts, 10.1 rebonds et 2.6 asts par match en moyenne auxquels on ajoute 1.2 steals et 0.8 contres. Des stats qui lui ont permis d’être élu « Joueurs de la semaine » en conférence Ouest fin novembre.

LaMarcus Aldridge, le leader des Blazers (Crédit photo: ESPN)

Bien sûr, dans la jungle de la Conférence Ouest, il faudra tenir sur la longueur. Et c’est sûrement bien là où les Blazers auront le plus de mal avec très peu de profondeur de banc et une défense assez friable. En effet, les Blazers n’ont que la 16ème défense de la ligue. Les supporters de Portland et du frenchie des Blazers, Nico Batum, pourront se faire une réelle idée des ambitions de leur franchise lors de la deuxième partie de saison. En attendant, ils profitent de leur classement et du beau jeu pratiqué par leur équipe, pourvu que ça dure.

A propos de l'auteur

Fondateur du projet Parlons Basket.
Grand passionné de Sport, et principalement de Basket. Supporte les New York Knicks et l’ASVEL Basket.

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