NBA – Jimmy Butler dit tout sur le fameux entrainement à Minnesota

Jmmy Butler
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On se souvient tous du psychodrame qui a marqué le début de saison NBA, avec Jimmy Butler dans le rôle de l’agitateur du côté de Minnesota. Pour la première fois, le néo-Sixer a donné sa vérité sur le fameux entrainement qui a secoué la ligue.

Jimmy Butler est heureux à Philadelphie, et de l’eau a coulé sous les ponts depuis la situation douteuse dans laquelle il se trouvait à Minnesota. Suffisamment, du moins, pour qu’il se confie tranquillement dans le podcast de J.J. Redick à propos de cette période, lors de laquelle, il le précise, son souhait de partir était déjà clair et connu de tout le monde depuis l’été. Retranscription :

J.J. : Il y a cet entrainement où tu arrives, tu prends le bout du banc avec toi, vous battez le cinq de départ, et immédiatement après tu fais une interview avec ESPN. Je me suis dit : « C’est prémédité, c’est tout prévu ».

J.B. : « Ca ne l’était pas. Ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Ce qu’il s’est passé, c’est que cette interview était planifiée 3 semaines avant. Je n’arrêtais pas d’aller au bureau pour parler au management et à Thibs, et ils me disaient : « Hey, viens t’entrainer ». J’étais genre : « Thibs, pourquoi faire ? Vous allez m’échanger ». Mais je n’étais pas trop énervé auprès du management, on parlait juste, et là quelqu’un me dit : « Tu vas t’entrainer ». Déjà, j’ai un vrai problème avec l’autorité. Si quelqu’un me dit quoi faire, j’ai un problème avec ça. Donc là tu viens d’allumer l’allumette, mais il n’y a pas encore de feu. Je dis : « Déjà vous n’allez pas me dire quoi faire. Si je décide de m’entrainer, je décide de m’entrainer. Je ne sais pas encore ». Et le gars me dit « Non, tu vas t’entrainer ». Là, le feu approche. Donc je leur dis : « Ecoutez, si je m’entraine, je sortirai du banc, avec la second unit, aussi longtemps que je le veux ». La personne dit : « Non, tu vas jouer avec les titulaires ». Bim, ça y est. Je leur dis que je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

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Donc je vais à l’entrainement, et je dis à Thibs que je veux juste jouer, voir un peu. On fait des exercices, et puis on joue. Et là, il se passe tout. On joue, on gagne, et je jappe. Je jappe. Je parle, tout le long. Je parle toujours, sur un gars qui peut pas me défendre, ou sur le fait que personne puisse me battre. Je fais ça, c’est moi. Je fais toujours ça, mais là c’était un peu différent à cause de l’équipe dans laquelle j’étais, et ça a aussi été amplifié par ceux qui regardaient (le proprio, le management et tout ça).

Le truc, c’est que personne n’aurait su ce qu’il s’était passé si quelqu’un n’était pas allé dire mot pour mot ce que j’ai dit. A quel moment tu fais ça ?

J.J. : Je suis d’accord, idéalement, les choses doivent rester en interne.

J.B. : Mais surtout, pourquoi est-ce que tu irais dire que tu t’es fait battre par le bout du banc ? Ca m’a tué. Ensuite il y avait l’interview avec Rachel Nichols, et elle était genre : « On doit parler de ça ». Et je me suis dit ok, c’est parti. Et au fil de l’interview, beaucoup de choses sont sorties, et je n’avais pas prévu ça. C’était comme ça.

J.J. : Et comme tu le sais, dans ce genre de situations, tout ça se passe en temps réel, et Twitter se régale.

J.B. : C’est fou. Si Woj dit que ça s’est produit… C’est ce qui m’énerve. Woj sait tout.

J.J : J’aurais aimé être là ce jour-là, pas forcément sur le terrain, mais dans le gymnase. Est-ce que c’était malaisant, ou juste : « C’est juste Jimmy qui fait du Jimmy » ? Comme ça a été présenté dans les médias, on a eu l’impression que c’était dur, un peu inconfortable.

J.B. : C’était de la compétition. Si tu aimes ça, tu adores cet environnement. Sérieusement. Tout le monde voulait me battre pour me montrer. Et le mieux, c’est que le détail le plus intéressant n’est pas sorti. Ce que personne ne sait, c’est que je n’ai tiré qu’une fois.

J.J : Vraiment ?

J.B. : Une fois.

J.J : Mais tout ce qui est sorti après ça, c’est que Jimmy a explosé tout le monde, il dominait, etc…

J.B. : Oh oui j’ai dominé, mais j’ai juste shooté une fois. Des passes, des interceptions, des contres… Je n’ai shooté qu’une fois.

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