Présentation de la 8ème journée de Ligue 2 féminine.

Centre Federal – Calais

Invaincu depuis le début de la saison, le Côte d’Opale Basket se déplace en région parisienne pour y affronter le Centre Fédéral. Les filles de Kévin Brohan joueront aujourd’hui pour maintenir cette invincibilité face à la lanterne rouge de ce championnat de Ligue 2.

Strasbourg – Pau

« Un match charnière » titre le quotidien DNA .

Rencontre clé, ce soir, entre la SIG et Pau, deux équipes qui ont occupé successivement la troisième place du classement. Une victoire permettrait
aux Alsaciennes de confirmer leurs ambitions de haut de tableau. Après trois rencontres (Aix, Dunkerque et Léon Trégor) qui ont permis d’enclencher une série de victoires, la SIG va maintenant monter en gamme avec des adversaires (Pau, Chartres, Charnay et Calais) mieux classés. Le match de ce soir contre Pau (cinq victoires, une défaite) constitue donc un vrai test. Pau est une équipe avant tout basée sur le collectif, qui aime le jeu rapide et qui possède un secteur intérieur dense et athlétique. Ce soir Pau se présentera diminué par les blessures et l’absence d’Emilienne Vidal, et s’attend à un match compliqué contre les alsaciennes toujours privées quant à elles de K.Bourdin.

Le Havre – Chartres

L’AB Chartres se déplace ce soir au Havre champion de France de N1 la saison passée. Un match indécis. Mais, des deux promus, c’est bien Chartres qui a réalisé le meilleur début de championnat avec quatre victoires contre deux défaites. Quoi qu’il en soit, les Aplemontaises ont la victoire pour mission parce que le maintien passera par l’invincibilité à domicile. Pas question donc de tenir la dragée haute à l’adversaire durant 35 minutes si c’est pour tout lâcher dans les 5 dernières comme elles en ont pris l’habitude.

Reims – Leon Tregor

L’obstacle champenois est de taille mais les Nord-Finistériennes sont prêtes à aller au combat. Un objectif de victoire pas si simple si l’on se penche sur le parcours sans-faute des filles de Guillaume Rassineux dans leur salle : trois victoires en autant de rencontres face à Limoges, Le Havre puis Aix-en-provence. Comme à Dunkerque la semaine dernière, les filles du RBF ne seront que sept sur la feuille de match (Badiane toujours blessée) et comme elles n’ont pas pour habitude de s’apitoyer sur leur sort (Pauline Lithard jouera strappée) elles vont tirer leur force de l’homogénéité de leur effectif. Franck Simon ne s’y trompe pas et déclare dans Ouest France : « Gagner là-bas serait une perf. Elles ont une joueuse actuellement blessée (la Roumaine Anita Meszaros), ce qui peut être un avantage pour nous. Mais il y a toujours des joueuses comme Anaïs Jomby ou leur autre étrangère (la Finlandaise Heta Korpivaara) qui restent des éléments forts à ce niveau. »

Roche Vendée – Dunkerque

La presse yonnaise est enthousiaste : « Après avoir atteint un septième ciel tactique et physique à Aix-en-Provence ».. on parle aujourd’hui du « grand huit » pour annoncer le match contre les dunkerquoises. Ouest France s’interroge « Est-ce que la venue de Dunkerque s’inscrit déjà dans la colonne des formalités pour les BodyGirls ? ». Dunkerque est actuellement 6e et c’est avec un bilan de 3 victoires et 4  défaites qu’il se présentera à la salle omnisport, elles sont donc toujours en course pour le F4. Un adversaire à respecter et une bonne dynamique à conserver pour les vendéennes actuellement invaincues, comme Calais…

Limoges – Pays d’Aix 

Les limougeaudes présentent la particularité de ne pas encore avoir connu le goût de la victoire devant leur public, et les provençales – mis à part la victoire au Centre Fédéral – n’ont ramené que des scores négatifs de leurs déplacements. Limoges aborde ce soir une petite série plus abordable de quatre matches à sa portée. Il doit absolument gagner le premier pour lancer pour de bon sa saison. Une rencontre peut-être plus serrée qu’il n’y paraît car, précédant Limoges de 2 points au classement, Aix est virtuellement en course pour une qualification au F4 et viendra chercher sa première victoire à l’extérieur. Le Populaire croit savoir que « le public de la salle « Mu » attend « les sensations fortes d’une première victoire » et Maxime Bezin sait que cela passe par le contrôle de Shenita Landry, intenable, par les « grandes »  limougeaudes.

Et Perpignan dans tout ça…

Alors que dans les réseaux sociaux on apprend que les 12 clubs signataires vont se constituer en association afin d’avoir plus de poids dans le rapport de force avec la FFBB – ceci notamment afin d’obtenir les attendus du TA de Montpellier et d’obtenir des éclaircissements sur le nombre de joueuses qualifiées –  lire le point de vue de  Paris-Normandie :

« Ne pas prendre de décision, c’est aussi prendre une décision… Celle de laisser s’enliser une situation. La Fédération espère-t-elle que les clubs de Ligue 2 lâchent leur boycott ? Ce serait mal connaître leur détermination puisqu’après Graffenstaden, Charnay a fait savoir que sa salle resterait fermée ce soir… Au terme de la 8e journée, Perpignan aura donc ciré le banc pour la seconde fois et engrangé quatre points sans jouer, soit la moitié de ceux acquis par la sueur du Centre fédéral qu’on voit mal vaincre Calais.

Réuni en fin de semaine dernière, le bureau fédéral refuse de faire état de ses débats. Qu’a-t-il pu évoquer ? Rétrograder tous les clubs après deux forfaits en fin de saison ? Impensable… Faire revenir Perpignan et ses 2 M€ de déficit devant la DNCG ? C’est possible… Faire traîner les forfaits jusqu’à la fin des matches aller ? Pourquoi pas… Et prendre le temps de modifier le règlement ? Le cas s’est déjà produit.

C’était en 2009, pour des problèmes financiers, Saint-Etienne avait été rétrogradé de Pro B et intégré en N1 après deux journées (seulement) de championnat. Les clubs avaient alors estimé que cette équipe type Pro B allait fausser leur classement et décidaient un boycott… Pour sortir de cette impasse, la Fédération avait modifié le règlement afin d’interdire à Saint-Etienne de remonter sauf si trois clubs de Pro B devaient descendre. Cette solution peut-elle être reconduite ? Les clubs de LF menacent du même boycott si Perpignan revenait à ce niveau avec un déficit aussi conséquent et une masse salariale disproportionnée…

Mais est-il besoin de rappeler l’issue stéphanoise ? Le club a finalement déposé le bilan en septembre 2012… Perpignan survivra-t-il ? »

BoB

 

A propos de l'auteur

Fondateur du projet Parlons Basket. Grand passionné de Sport, et principalement de Basket. Supporte les New York Knicks et l'ASVEL Basket.

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