NBA – Le meilleur 5 des joueurs nés en… 1979

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A quoi ressemble le meilleur 5 uniquement avec des joueurs nés la même année ? C’est la question à laquelle nous tentons de répondre au travers de cette chronique. Aujourd’hui, place à 1979.

Chaque Draft, chaque franchise, chaque décennie ont plus ou moins eu le droit à leur 5 majeur ultime. De notre côté, on s’est lancé un petit défi : à quoi ressemble le meilleur 5 en fonction de l’année de naissance des joueurs ?

Petite précision : si certains joueurs ne correspondent pas à leur poste, c’est normal. Nous avons adapté au mieux pour vraiment inclure les 5 meilleurs athlètes de l’année en question.

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Meneur : Baron Davis

Date de naissance : 13 avril 1979

Moyennes en carrière : 16.1 points – 3.8 rebonds – 7.2 passes – 40.9% au tir – 32%à trois-points – 71.1% aux lancers-francs (au 9 août 2019)

Après deux saisons convaincantes à UCLA dans sa Californie natale, Baron Davis est sectionné par les Charlottes Hornets en 3ème position de la draft 1999. Si ses débuts sont timides, alors qu’il est barré par Eddie Jones, le départ de ce dernier va permettre à Davis de se faire une place dans le cinq, et d’enfin exposer son talent aux yeux de tous. Joueur spectaculaire au possible, B-Diddy, comme il est surnommé, adore faire le show en bon Californien qu’il est. En plus de sa superbe qualité de passe qui lui permet d’envoyer des caviars tous plus exceptionnels les uns que les autres, Davis possède aussi de la dynamite dans les mollets. Cette détente lui permet de grimper sur n’importe quel défenseur. Et ce n’est pas Andrei Kirilenko qui dira le contraire. En effet, lors du second tour des playoffs opposant les Warriors et le Jazz, Baron Davis avait mis Kirlenko sur l’un des posters de la décennie, écrasant le Russe avec un dunk surpuissant après un appel deux pieds. Baron Davis est d’ailleurs souvent associé à cette fameuse équipe des Warriors « We Believe », qui avait défié tous les pronostics en pratiquant un jeu ultra-spectaculaire. Cependant, c’est bien dans la franchise qui l’a drafté, les Hornets, qu’il obtiendra ses deux seules sélections au All-Star Game. En effet, si le meneur était doté d’un talent hors normes, les blessures ne l’ont jamais épargné, freinant sa progression et le coupant souvent en plein élan. Il n’en reste pas moins un joueur qui aura marqué les années 2000, lui qui aura fait lever de son siège plus d’un spectateur.

Arrière : Michael Redd

Date de naissance : 24 août 1979

Moyennes en carrière : 19 points – 3.8 rebonds – 2.1 passes – 44.7% au tir – 38% à trois-points – 83.8% aux lancers-francs (au 9 août 2019)

Michael Redd est ce qu’on appelle un steal. Drafté en seulement 43ème position de la draft 2000, le joueur aura connu une carrière au-dessus des espérances. Il avait pourtant donné le ton de son sens inné du scoring dès l’université. En effet, en trois années à Ohio State, Redd a tourné à près de 20 points de moyenne accompagnés de 6 rebonds, total peu commun pour un arrière de 1m98. Chez les Bucks, il débute dans une équipe talentueuse composée notamment de Ray Allen, Glenn Robinson et Sam Cassell. Michael Redd va tout d’abord évoluer dans l’ombre des trois joueurs susnommés. Ce n’est qu’après leurs départs successifs qu’il va véritablement exploser et montrer ses talents de scoreur au reste de la ligue. Le sniper sera même invité au match des étoiles en 2004, une belle consécration pour un joueur en qui peu de gens croyaient au moment de sa draft. Si les résultats ne suivent pas pour Milwaukee, le joueur, lui, s’éclate et dépasse les 20 points de moyenne six saisons de suite, de 2003 à 2009. Cette série va prendre fin suite à une terrible rupture des ligaments croisés survenue en janvier 2009… suivie de la même blessure, toujours au même genou, lors de son retour. Une fin de carrière difficile pour ce fabuleux scoreur qui aura tout de même marqué 57 points un soir de novembre face au Jazz sous les couleurs des Bucks. Ou bien planté 8 brindilles à trois points en un seul quart-temps en 2002 contre Houston. Un incroyable pyromane, trop souvent oublié.

Ailier : Tracy McGrady

Date de naissance :  24 mai 1979

Moyennes en carrière : 19.6 points – 5.6 rebonds – 4.4 passes – 43.5% au tir – 33.8% à trois-points – 74.6% aux lancers-francs (au 9 août 2019)

Joueur aussi talentueux que frustrant, Tracy McGrady est un paradoxe à lui seul. Drafté en 9ème position de la draft 1997 par les Raptors, T-Mac est un talent rare. Passé directement du lycée à la NBA, le joueur ne va pas mettre longtemps pour prouver que la hype à sa sortie de lycée était bien méritée. Deux saisons pour être exact. Encore un peu vert, McGrady évolue dans l’ombre de son cousin et coéquipier Vince Carter, lors de ses premières campagnes. S’il montre de réels progrès lors de sa troisième saison avec Toronto, c’est au Magic qu’il va totalement exploser. Il passe de 15 points à plus de 26 points de moyenne (!) et est logiquement sacré MIP. Scoreur pur, T-Mac est une machine offensive capable de tout faire. Isolation finie par un gros dunk ou par un lay-up en plein déséquilibre, trois points, jeu au poste… Son arsenal est sans limites. Véritable esthète, il est, en plus de cela, un joueur très complet. T-Mac est capable de créer pour lui et pour les autres, de défendre dur et montre un réel sens du rebond. En 2003 il est même tout proche d’être élu MVP, alors qu’il vient de terminer meilleur scoreur de la saison régulière avec plus de 32 points de moyenne. Cependant, sa carrière est entachée d’un énorme point noir : Tracy McGrady n’a jamais passé un tour de playoffs. Que ce soit avec Orlando ou à Houston avec Yao Ming, le joueur bute année après année en postseason. Son hygiène de vie douteuse a également souvent freiné le fantastique arrière, n’aidant pas à la réussite de ses équipes. T-Mac laisse un sentiment d’immense gâchis, tant les résultats n’ont pas été à la hauteur du talent du joueur. Cela ne l’a pas pour autant empêché d’être introduit, non sans émotion, au Hall of Fame en 2017.

Notez également qu’il est un des rares joueurs de la ligue a avoir été dans la « Zone », un état mental rarissime qui transcende temporairement les sportifs. C’était en 2004.

Ailier Fort : Rashard Lewis

Date de naissance : 8 août 1979

Moyennes en carrière : 14.9 points – 5.2 rebonds – 1.7 passe – 45.2% au tir – 38.6% à trois-points – 80.5% aux lancers-francs (au 9 août 2019)

Capable d’évoluer au poste 3 et 4 sans soucis, Rashard Lewis aura terrifié toutes les défenses de la ligue durant 16 saisons avec son shoot. Drafté en seulement 32ème position par les Seattle SuperSonics, Lewis aura eu besoin de deux années d’adaptation avant de réellement exprimer son talent. Entre Seattle et Orlando (avec qui il jouera ses premieres finales en 2009), l’ailier va se faire une réputation de véritable sniper et sera même invité deux fois au All-Star Game. Il totalise 1787 tirs à trois points en carrière, ce qui le classe à la 17ème place des joueurs les plus prolifiques derrière l’arc dans l’histoire de la NBA. En fin de carrière, il réussira, par ailleurs, à gratter une bague de champion bien méritée, avec le Heat de LeBron James.


Pivot : Elton Brand

Date de naissance : 11 mars 1979

Moyennes en carrière : 15.9 points – 8.5 rebonds – 1.7 contre – 50% au tir – 73.6% aux lancers-francs (au 9 août 2019)

Du lourd, dans les deux sens du terme, pour compléter ce cinq. Elton Brand est un beau bébé de seulement 2m06 mais accompagnés de 120 kilos de barbaque. Sélectionné en première position de la draft 1999 par les Chicago Bulls, Brand est très attendu. Néanmoins, si le joueur répond aux attentes, les résultats ne suivent pas et les Bulls s’enfoncent dans les tréfonds de la conférence Est. Ils décident alors de transférer leur pivot aux Clippers au bout de seulement deux années, contre Brian Skinner et Tyson Chandler. Le joueur va alors totalement s’épanouir. Si le victoires se font toujours rares pour Elton Brand, il continue, lui, de performer, étant même sélectionné pour disputer le match des étoiles en 2002 ainsi qu’en 2006, année où il est même considéré comme un potentiel candidat au trophée de MVP. La consécration collective arrive d’ailleurs lors de cette année 2006, Brand disputant ses premiers playoffs, les premiers pour les Clippers depuis 1977. Son départ aux Sixers, en 2008, marquera le début de la fin pour lui. qui finira sa carrière à Philadelphie après avoir joué, entre temps, à Dallas puis à Atlanta. Si on pouvait peut-être espérer un peu plus pour un numéro de draft, Elton Brand aura quand même connu une belle carrière sur le plan individuel, même si les résultats n’ont pas toujours suivi dans toutes ses équipes.

Découvrez le 5 de votre année de naissance :

1963 (Jordan)1965 (Pippen)1976 (Duncan)1977 (Pierce)1978 (Kobe)1979 (McGrady)1980 (Ming)1981 (Randolph) – 1982 (Parker) – 1984 (LeBron) – 1985 (Chris Paul)1988 (Curry) – 1989 (Harden)1990 (Lillard)1991 (Kawhi)1992 (Irving)1993 (Davis)1994 (Giannis)1995 (Towns)1996 (Russell)1997 (Fox)

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