NBA – Un joueur se lâche : « Beaucoup de gens font les lèche-c*ls »

LeBron James sous le maillot des Lakers
USA Today (DR)

Une place en NBA a tout du privilège pour ceux qui ont la chance d’y évoluer, mais elle s’accompagne aussi de désagréments insoupçonnés. Un joueur de la ligue a par exemple dénoncé l’hypocrisie que lui et ses pairs doivent affronter quotidiennement.

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Pratiquer un sport au plus haut niveau fait bien évidemment partie des rêves d’enfance de nombreuses personnes dans la monde. Les observateurs de NBA ont pour la plupart souhaité, plus jeune, évoluer un jour dans la ligue. Passer sa vie à pratiquer son sport favori, à affronter les meilleurs joueurs du monde, et à être grassement rémunéré pour cela fait saliver.

Mais comme dans tous les métiers, le revers de la médaille doit également être pris en compte. Dans le cas des joueurs NBA, cela peut par exemple être les déplacements incessants, et une vie de famille mise de côté. Pour Steven Adams, la notoriété peut également être perçue de la sorte. Il détaille sa philosophie dans le dernier épisode du podcast The Old Man & The Three.

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Vous perdez un peu le contact avec la réalité, parce que beaucoup de gens vont juste, genre, faire les lèche-culs avec vous. Vous devenez le gars marrant. Tout le monde rit à toutes vos blagues. Vous devenez beaucoup plus beau. Vous savez, c’est ce qui arrive quand vous portez le logo de la NBA. Quand vous l’avez, c’est assez génial. Mais ce n’est pas la réalité.

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Ce soudain gain de popularité peut parfois s’avérer difficile à encaisser, notamment pour les jeunes joueurs qui débarquent dans ce nouvel environnement flashy. Drafté à seulement 19 ans, Adams a pu le vérifier. Désormais rôdé aux coulisses de la vie de joueur pro, il peut donc tirer un bilan de son expérience, et de la spécificité des États-Unis dans le domaine.



C’est la réalité lorsque les gens parlent de votre boulot, j’imagine. Mais pour tout le reste, ça ne l’est pas. Donc ce changement culturel est vraiment fou, surtout aux États-Unis. Les sportifs ont vraiment une places importantes dans la société, et beaucoup de joueurs le méritent, surtout quand ils atteignent un certain niveau.

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Avant tout reconnus pour leur talent de basketteur, les superstars de la ligue empruntent progressivement une image de figure sociale, que les fans vont écouter avec attention sur des sujets extra-sportifs. L’exemple le plus marquant reste évidemment LeBron James, mais la pratique s’est démocratisée ces derniers mois. Pour le grand regret du pivot des Pelicans.

Ça a un peu tendance à dépasser les limites. Certaines personnes se réfèrent à eux pour de la politique, ou comme s’ils étaient des guides moraux. Je ne sais pas, c’est un peu bizarre. Genre, peut-être que pour le sport, tu peux t’inspirer de tel gars, mais pour d’autres domaines, tu ferais peut-être mieux d’aller vers d’autres gens.

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Durant ses 7 premières années passées en NBA, Adams s’est assuré de rester loin des strass et paillettes. Joueur de devoir avant tout, le Néo-Zélandais préfère emprunter le costume du bout-en-train en conférence de presse, plutôt que celui d’icône sociale. Un comportement dissonant par rapport à ses pairs, mais qui correspond finalement bien à son personnage.

De sombre inconnu sortant de la modeste fac de Pitt, Steven Adams est soudainement devenu un joueur NBA adulé par les fans. Un changement drastique qu’il comprend, mais qui n’est visiblement pas à son goût.

Déclarations NBA 24/24 New Orleans Pelicans Steven Adams

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