C’est à l’occasion de la rénovation d’un gymnase parisien du 19ème arrondissement avec un événement Nike nommé « Le Quartier » que la France s’est vu accueillir l’une des plus grandes légendes du Basket Ronny Turiaf Kobe Bryant, invité d’honneur et partenaire de la marque au swoosh pour l’occasion.

Ce 21 octobre lançait la première partie de plusieurs festivités prenant place tout le week-end, dont Kobe était l’égérie afin de promouvoir la culture basket en France.

Au gymnase Jean Jaurès, accompagné d’un de ses grands amis et ancien sidekick Ronny Turiaf, le bourreau de Jalen Rose reviendra au cours du « Mamba Talk » sur différents sujets… Sa carrière, ses blessures, la NBA actuelle, et c’est un autre visage que nous découvrions en ce samedi matin, loin de celui hargneux que nous voyions sur les parquets mais toujours aussi motivé et passionné.

 

Très rapidement, il donnera une réponse lorsqu’on lui demandera si le Basket lui manque. Il expliquera que ce qui lui manque plus que « le basket » en lui-même, est tout qu’il y avait autour, pendant, avant et après. Les entraînements, la préparation physique, le bruit du filet, se réveiller à 1h du matin pour parler du match à venir autour d’un milkshake… Tous les petits détails qui ont fait de lui un maniaque tel qu’on le connait. Turiaf confirmera qu’à ses côtés, il était devenu « obsédé par les détails » en ajoutant que bien qu’il « n’était pas le coéquipier le plus facile, il était la meilleure chose qui avait pu arriver à l’équipe » en parlant de la culture de champion qui régnait autour des Lakers.

L’arrière retraité parlera ensuite de sa « Mamba Mentality » qui le poussait à viser toujours plus loin et à la manière d’un prophète, il la détaillait avec en phrase phare « Did you get better today ? »

« Peu importe le métier, le secteur, l’âge ce que vous vivez, vous êtes-vous levés aujourd’hui meilleurs que la veille ?»

Et aujourd’hui, n’ayant plus pour objectif d’être le meilleur sur le parquet, il expliquera simplement qu’il n’est pas différent mais que son challenge a simplement changé, son rôle aujourd’hui étant d’inspiré les nouvelles générations (Il donnera d’ailleurs à cet effet un training aux jeunes joueurs de l’INSEP)

Le court laïus sur la NBA de son époque et actuelle lui fera évoquer sa « haine » étant devenu respect pour les français Tony Parker et Boris Diaw car sans eux il aurait, selon lui et son légendaire égo, 8 ou 9 bagues. Il n’a pas changé qu’il vous dit. Bouche bée à propos de Giannis, protecteur à propos de Kyrie, il insistera rapidement sur le fait que le manque de préparation physique SERIEUSE des joueurs actuels est une raison importante du nombre croissant de blessure.

Kobe quittait donc le lieu sur « Dear Basketball » son court-métrage animé retraçant les origines de son amour pour le jeu.

Loin des parquets mais toujours aussi impliqué son impact sur le monde du Basket-Ball et les jeunes générations n’est donc pas près de disparaître, au plaisir de tous les fans de la balle orange.