En ce moment, LeBron James et ses Lakers ne reçoivent pas vraiment de compliments. Un consultant ESPN a même annihilé le King comme rarement.

Le consultant ESPN Seth Greenberg s’est lâché sur LeBron James après la dernière défaite des Lakers face aux Clippers. Il s’en ainsi pris aux qualités de coéquipier et de leader du King dans ces temps difficiles, faisant notamment référence à un épisode d’il y a quelques semaines :

« Je pense qu’il tue le vestiaire, il n’a rien en commun avec tous ces millenials [la jeune garde des Lakers, ndlr]. En fait, il s’est séparé du reste de l’équipe. Il y a quelques semaines, ils perdent, ils jouent mal, lui inclus, il ne défend pas et n’est pas en mode compétition. Il se fait sortir, et où est-ce qu’il s’assoit ? Il s’assoit seul au bout du banc deux chaises entre lui et le joueur suivant. Cet exemple-là est un exemple parfait de ce que les Lakers sont et d’où leur vestiaire en est »

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Seth Greenberg pense aussi que LeBron est en dehors de sa zone de confort. Selon le consultant, les qualités de leader du King ne peuvent pas s’exprimer car il n’est pas entouré de ses amis :

« LeBron a fait des choses exceptionnelles. Mais en tant que coéquipier, il est épouvantable, et plus encore maintenant qu’il n’a pas ses gars. C’est facile avec Chris Bosh, c’est facile avec D-Wade, c’est facile avec J.R. Smith. Là, il n’a pas ses gars »

On peut débattre du bien-fondé de toutes les affirmations de Greenberg, qui paraissent à sens unique, mais force est de constater que le King n’a pas réussi à fédérer le groupe autour de lui, et qu’il s’est montré maladroit à plusieurs reprises, notamment au moment du fameux épisode Anthony Davis.

Le débat autour des difficultés à être coéquipier de James n’est pas nouveau. Depuis plusieurs années, le King a de plus en plus de difficulté à attirer des superstars à ses côtés. La raison ? Kevin Durant l’expliquait à l’automne, corroboré en off par plusieurs autres grands joueurs : quand l’équipe gagne, c’est à grâce à LeBron. Quand l’équipe perd, c’est de votre faute. Certains ont su faire abstraction, comme Kevin Love, qui avouait hier ne pas regretter d’avoir été « relégué » de franchise player à 3ème option, mais qui concédait que jouer avec le King présentait son lot de challenges.

Dans l’œil du cyclone, LeBron James gère un passage compliqué de sa carrière. Sauf miracle, il manquera les playoffs pour la première fois depuis 13 ans.

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