NBA – 5 choses que vous ne saviez (sûrement) pas sur Frank Ntilikina

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Français drafté le plus haut dans l’histoire, avenir du basket tricolore, Frank Ntilikina joue sous le feu des projecteurs depuis son adolescence. De quoi tout savoir du meneur ? Voyons cela avec 5 anecdotes peu connues sur lui.

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1. Il a décidé de jouer pour les Bleus grâce à… la Coupe du monde de football 2006

Repéré très jeune sur les terrains et membre du pôle espoir Alsace à 13 ans, Frank Ntilikina a par la suite rapidement rejoint les sélections de jeunes de l’Equipe de France. Il a notamment remporté deux médailles d’or, à savoir celle du championnat d’Europe U16 en 2014 et U18 en 2016. Un CV international déjà bien fourni, qui s’est étoffé lors de la Coupe du Monde 2019 avec une médaille de bronze.

Si de nombreux jeunes joueurs français accros à la balle orange n’ont pour seul objectif que de rejoindre la NBA, Frank souhaitait dès son plus jeune âge se distinguer sous le maillot des Bleus. En 2006, alors qu’il avait tout juste 8 ans, il a écrit à l’équipe de France de football après la finale perdue par la bande de Zidane Zidane face à l’Italie. Grandement peiné par ce résultat, il s’est alors promis alors de remporter des compétitions internationales pour redorer le blason français. Promesse tenue.

(DR)

2. Il a joué pour une Team USA

L’énoncé peut paraitre trompeur, mais contient une grande part de vérité. Tandis que sa famille quitte la Belgique et rejoint Strasbourg lorsqu’il a trois ans, le French Prince porte pour la première fois un maillot de basket deux ans plus tard au club local de Saint-Joseph, après s’être notamment essayé au judo. Il rejoint alors ses deux grands frères, Yves et Brice, piliers de sa progression au fil des années.

Mais, arrivé à son année en minimes, son petit club doit former une alliance avec une autre équipe pour pouvoir se présenter dans le championnat. L’entente entre Saint-Joseph et l’Électricité empruntera donc le nom… d’Union Strasbourg Alsace, soit USA. Un sigle symbolique pour le jeune Ntilikina, qui s’en amusera quelques années plus tard dans les colonnes des Dernières Nouvelles d’Alsace :

« C’était marrant comme sigle, parce que c’était un peu notre culture, on aimait tous la NBA, le hip-hop. Bon, au bout d’un moment, on finit par ne plus trop y prêter attention. »

3. Il était critiqué pour son trop grand altruisme

Pour se faire repérer par les sélections de jeunes ainsi que les centres de formation des grosses équipes françaises, de nombreux jeunes emploient la méthode individualiste. Comprenez, ils vont tenter de se montrer au maximum, en empilant les tentatives de shoots tout en se montrant assez altruiste pour ne pas paraître égoïste. Frank Ntilikina, lui, n’a pas forcé sa nature, et a donc fait tout l’inverse.

Le journal alsacien rapporte ainsi que l’une des inquiétudes de son coach à l’école de basket de Saint-Joseph, Étienne Schutz, était sa « trop grande  gentillesse » :

« J’ai le souvenir d’un match, en benjamins. Il marque sur les trois premières actions et doit en faire de même sur la quatrième, mais préfère faire la passe. Quand je le lui fais remarquer, il me répond que ses copains ont aussi le droit de marquer. Il aurait pu aller au panier à chaque fois, mais était gêné pour ses camarades. »

Une attitude qui lui sera d’ailleurs souvent reprochée à New York, mais qu’il affichait finalement déjà durant son adolescence, alors que sa domination sur ses adversaires était bien plus importante. Frank a donc toujours été un joueur de collectif, n’en déplaise à ses détracteurs qui le jugent trop timides sur les parquets NBA.

Frank Ntilikina (n°5) sous le maillot de Saint-Joseph en 2013 (crédit : Saint Joseph Strasbourg)

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4. Il était toujours le premier arrivé à l’entraînement, et le dernier à partir

Le meneur intègre le centre de formation de la SIG Strasbourg en 2014, où il est progressivement surclassé au vu de son talent indéniable. Il côtoie notamment Lauriane Dolt, entraîneuse des Espoirs du club, qui ne tarissait pas d’éloge sur l’éthique de travail de son ancien protégé dans les DNA, en 2017 :

« Il faut le freiner, sinon il serait vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur le terrain. C’est lui qui éteint la lumière. »

Accro de la salle d’entraînement, Frank n’hésitait pas à faire des heures supplémentaires, allant même jusqu’à surprendre ses coachs. Lauriane Dol, qui officie toujours dans son rôle de technicienne du centre de formation, se souvient également d’une surprise que lui avait réservé le joueur avant un déplacement européen, dont le départ était prévu à 6 heures du matin :

« J’ai appris, durant le trajet, qu’il était arrivé à la salle deux heures plus tôt pour shooter. »

Les grands joueurs ne prennent pas de repos.

5. Il possède un conseil de Michael Jordan himself

Tandis qu’il se distingue chez les jeunes de la SIG et de l’équipe de France, Frank Ntilikina est logiquement repéré par les scouts internationaux, et notamment ceux provenant d’outre-Atlantique. À 16 ans, son rayonnement mondial lui permet d’être sélectionné pour le match d’exhibition du Jordan Brand Classic, réputé pour attirer les meilleurs prospects de l’ensemble de la planète.

Le jeune homme débarque alors pour la première fois sur le continent américain, et plus particulièrement à New York. Quelques minutes après son premier entraînement avec ses coéquipiers de circonstance, il est dirigé vers une petite salle où débarque… Michael Jordan. Conscient de cette opportunité unique, le Frenchie pose une question à son idole, qu’il rapportera quelques années plus tard dans une lettre ouverte sur The Players’ Tribune : « Quelle est la clé de votre succès ? ». Sa Majesté lui répondait alors :

« Ce que tu dois faire, c’est aimer le basket. Tu ne peux pas faire partie des meilleurs tant que tu n’aimes pas vraiment le jeu. Une fois que tu aimes le basket plus que n’importe qui dans ce monde, alors tu es prêt à faire des sacrifices. Tu es prêt à te réveiller tôt. Tu es prêt à faire ce qu’il faut pour devenir le meilleur. Mais d’abord, tu dois vraiment aimer ça. »

Un conseil de Michael Jordan qui l’accompagne depuis partout depuis ce fameux échange, alors qu’il a réussi à réaliser son rêve d’évoluer dans la meilleure ligue du monde.

Frank Ntilikina (en bas, à gauche) lors du Jordan Brand Classic 2014 (Crédit : 8and9)

Bonus : Il a désobéi à sa mère pour regarder les Finales 2007

Dans cette même lettre ouverte, Frank raconte son enfance, et le rapport très étroit qu’il a entretenu avec la NBA dès ses plus jeunes années. À 8 ans, il implore sa mère de rester éveillé pour regarder les Finales 2007 opposant les Cavs de LeBron James aux Spurs de Tony Parker. Refus catégorique. Il va donc dans sa chambre, mais ne s’endort pas, sachant que ses frères suivent le match dans une autre pièce.

Ce sont donc ses aînés qui subissent les demandes incessantes de Frank pour pouvoir les rejoindre. Ils finissent éventuellement par céder, et le gamin observe avec des yeux émerveillés les exploits des stars de la ligue.

« On ne pouvait pas réveiller Maman. Donc on a regardé tout le match avec le volume très bas, en ne faisant aucun bruit. Tim Duncan faisait des trucs exceptionnels, et on devenait fous… mais dans le silence. Vous savez, en agitant nos bras, en s’agrippant, genre ‘T’AS VU ÇA ?’, mais vraiment silencieusement. »

Envie de lire les autres numéros des « 5 choses que vous ne saviez (sûrement) pas » ? Ça se passe ci-dessous :

Frank NtilikinaShaquille O’NealPascal SiakamTyler HerroAllen IversonDraymond GreenMarine Johannès (WNBA)Anthony DavisR.J BarrettKyrie IrvingTacko FallKawhi LeonardLou WilliamsJames HardenJa MorantBoban MarjanovicStephen CurryZion WilliamsonLuka DoncicHakeem OlajuwonGiannis AntetokounmpoMetta World PeaceJoel EmbiidRussell WestbrookDerrick RoseKevin DurantLeBron JamesJimmy ButlerYao MingLatrell SprewellLance StephensonJ.R. SmithKobe BryantBen SimmonsDeMarcus CousinsDonovan MitchellJaVale McGeeAdrian Wojnarowski

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